‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 223 sur 232 · DE PLUSIEURS MODIFICATEURS A LA FOIS · texte numérisé non relu

DE PLUSIEURS MODIFICATEURS A LA FOIS

de ces causes

étudiées en hyfti^ne.

Sous ce titre figurent des influences multiples parmi c" ordre lesquelles il faut placer celles qui sont dues aux localités, cosmiques, aux habitations, aux usages et coutumes adoptés dans un pays, enfin aux climats. Nous ne pourrions, sans rentrer dans le domaine de l'hygiène, aborder l'étude des Quelques-unes différents sujets que nous venons de nommer. Nous voulons seulement protester contre l'usurpation dont nous avons déjà parlé plus d'une fois, en montrant qu'à l'étiologie appartient l'examen des faits nombreux dont l'hygiène s'est emparée. Ainsi l'influence des habitations souterraines ou basses et humides sur le développement de la scrofule, du rachitisme et de la phthisie, celle de la privation du soleil dans ces mômes lieux, l'intensité des miasmes paludéens, suivant l'exposition, la hauteur des habitations, etc. : voilà autant de causes de maladies dont l'appréciation doit être faite en étiologie. N'est-ce pas elle aussi qui doit rechercher les effets morbides de certaines pièces de l'habillement, du corset, delà cravate et du bonnet dont on entoure la tête des enfants, et qu'on accuse de m. 63

déterminer des déformations si marquées du crâne et si préjudiciables aux facultés de l'intelligence, etc. ? Du climat. De l'influence du climat. Ce mot sert à désigner un ensemble de causes cosmiques, les unes atmosphériques, comme la chaleur, le froid, l'humidité, les autres sidérales, comme les saisons, la durée des jours et des nuits, d'autres enfin telluriques, comme la nature des terrains, l'existence des marais, des cours d'eaux, l'exposition des lieux, la composition des eaux, etc. On comprend que l'action d'un miheu ambiant aussi puissant, mais aussi complexe, se fera sentir dans tout l'organisme, et se traduira bien souvent par des effets qui dépassent l'état physiologique.

Il n'agit Le climat ne produit pas les maladies par sa tempérapas seulement turc élevéc, basse ou variable; s'il en était ainsi, linsa température, flucncc qu'il cxerce Serait facile à prévoir et à déterminer avec le thermomètre ; or personne ne peut dire quelle est la cause de certains phénomènes pathologiques dus aux Distribution climats. On a prétendu que la phthisie ne se montre pas en géographique Islande, qu'elle est très-rare en Norwége, au delà du 70"

de quelques ^ '

maladies, de latitude boréale ; que le chmat de l'Ile de Taïti accélère la marche de la phthisie, et que Madère l'arrête. Le Caire et Alexandrie auraient aussi cet heureux privilège? (Celse et d'autres.) Ce que nous avons dit de l'endémie et des maladies endémiques peut être attribué aux climats : ce qui n'éclaire pas davantage l'origine si obscure de ces maladies.

On ignore pourquoi la scrofule se distribue, si inégalement, dans les différents départements de la France ; pourquoi la maladie est si fréquente dans la Nièvre, les départements du Rhône, de la Loire, de la Haute-Loire, du Cantal, de la Lozère, etc. , tandis qu'elle est t^ès-rare en i

Page 1