CLIMAT
Bretagne et surtout dans le Pas-de-Calais, qui touche cependant le Nord, où elle est très-commune (1).
Nous sommes loin d'avoir épuisé la liste des questions à résoudre. Pourquoi la scrofule est-elle inconnue en Islande et aux îles Féroé? le goitre si rare au Brésil, au Pérou, et en Egypte ? Pourquoi les fièvres intermittentes sont-elles si violentes sur la côte occidentale de l'Afrique, et moins fréquentes et plus bénignes sur d'autres points ^ inconnues même au cap de Bonne-Espérance? Le choléra a respecté la Suisse, l'Islande, le Groenland, la Sibérie ; il n'a pas dépassé Archangel (64° latitude boréale) , tandis qu'en Amérique il s'est propagé dans tout le Canada; sa limite méridionale a été 21° (latitude australe.) La pellagre, si commune en Lombardie, ne se manifeste pas en Sardaigne (??)
La distribution géographique des maladies à la surface du globe est une des parties les plus importantes de l'étiologie. On a commencé à s'en occuper depuis quelque temps ; mais on ne peut considérer que, comme des documents à consulter, les travaux qui ont été publiés jusqu'à ce jour. Il faut, pour qu'ils servent à édifier la science, que la nature et le siège exacts de chaque maladie soient nettement caractérisés. Dans ce cas la question de diagnostic prime toutes les autres. Tant qu'il restera quelques doutes sur ce point, il sera impossible de déterminer l'influence pathogénique des climats.
Les auteurs se sont efforcés de mettre le tableau des ma- Effets des cUmais ladies en présence de celui des climats. Quand on jette les yeux sur ce travail, on voit que les unes sont liées à un
Incerlilude des documents publiés sur ce sujet.
chauds et froids.
(1) Boudin, Traité de géographie et de statistique médicales^ etc., t. II, p. 700.
agent atmosphérique ; ainsi la fréquence des érysipèles, de la congestion cérébrale, de l'ophtlialmie, s'explique par l'intensité de la chaleur et de l'insolation ; d'autres maladies sont endémiques, telles que la fièvre intermitiis se bornent mittcnto, la fièvrc jaune, la peste, etc. Si nous examinons ^ ^7''. . les effets des climats froids, nous trouvons également que
que produisent .
les localités, la pathologic de ces contrées renferme ou des maladies causées par le froid, comme la congélation, les engelures, les phlegmasies des organes respiratoires, etc. , ou des maladies endémiques. Ainsi pour l'étiologiedes affections internes, la climatologie se réduit presque à l'étude des agents cosmiques plus ou moins prédominants dans chaque parage et aux influences endémiques qui y régnent. De L'acclimatement est l'aptitude à subir, sans trouble
''""oéSioT"' liotable de la santé, l'action des modificateurs cosmiques qui se font sentir dans un pays. Chaque pays a donc ses acclimatés, et les nouveaux venus achètent cette immunité par des maladies qu'on appelle maladies cV acclimatation. On perd cette immunité en allant habiter une autre contrée. L'acclimatation est souvent payée au prix d'une affection grave. Ainsi, après un long séjour à Ceylan, les étrangers deviennent aptes à contracter l'éléphantiasis des Arabes dont ils étaient exempts à leur arrivée. En Algérie, cette même affection est rare chez l'Arabe et fréquente chez le Kabyle. Quelquefois on transporte dans une autre contrée la disposition qui engendre la maladie endémique, et celle-ci se déclare malgré le changement de lieu (bouton d'Alep, lèpre). Ajoutons que les maladies endémiques, loin d'épargner les indigènes, les frappent souvent avec plus de fureur que les étrangers.
CAUSES TRAUMATIQUES.
IIP Classe. Causes traumatiques des maladies internes.
On appelle cause traumatiqiie d'une maladie l'action Des causes d'un agent extérieur qui lèse, d'une façon passagère ou durable, l'intégrité d'un ou de plusieurs tissus. Un coup, une chute, déterminent la commotion cérébrale, l'hépatite, la pneumonie ou la pleurésie. L'introduction d'un corps étranger dans le larynx et les bronches, d'une substance vénéneuse dans le tube digestif , y occasionne des accidents qui diffèrent ordinairement de ceux que provoquent les causes dites internes.
On a appelé souvent causes externes les agents qui, venus du dehors, déterminent une maladie interne. Cette expression manque de justesse, puisqu'un grand nombre de ces agents pénètrent dans les organes internes et n'agissent que de cette manière ; les poisons et les corps étrangers sont de ce nombre. Tous ont pour caractère de léser la texture, y compris les corps étrangers qui oblitèrent les conduits naturels ou les dilatent, lorsqu'ils n'altèrent pas leur continuité par leur contact direct. Nous préférons donc la dénomination de cause traumatique (de TpaîîijLa, blessure), qui implique l'idée d'une violence agissant sur des tissus sains dont la texture est altérée. Nous n'avons rien à dire de général sur cette classe de causes, si ce n'est que les maladies qu'elles occasionnent diffèrent essentiellement par leur marche, leur durée, leur gravité et leur traitement, des maladies spontanées. Celles qui ont l'origine que nous venons d'indiquer doivent prendre le nom de maladies iraiimaliques, ou par cause vulnérante externe (pneumonie, entérite, érysipèle traumatique) . Le médecin doit