‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 4 sur 232 · PLAN DU LIVRE · texte numérisé non relu

PLAN DU LIVRE

l'ian du livre.

Utilité

et de représenter une grande quantité de phénomènes par une ou plusieurs idées.

Tel doit être précisément l'esprit qui doit présider à la composition d'un livre sur la séméiologie ; nous avons l'ait tous nos efforts pour nous y conformer.

Le lecteur ne doit pas y chercher une exposition des divers procédés opératoires usités pour la recherche des ^les manuels, symptômes. Les manuels consacrés à l'auscultation, à la percussion, à la microscopie et à l'analyse chimique apprennent à connaître les variétés infniies de symptômes physiques qui se rattachent au diagnostic des maladies, (les livres rendent de grands services, mais ils ne montrent qu'une partie restreinte du vaste tableau des symptômes. D'ailleurs, à chacun sa tâche; la nôtre est surtout d'offrir, dans une synthèse méthodique et raisonnée , la succession, l'enchaînement des symptômes, et surtout de les rapporter à leur cause organique ou fonctionnelle.

On trouve dans les livres actuels trop de minutieux détails, et dans les anciens une synthèse trop concentrée. Les premiers sont diflicilesà lire à cause de la multiplicité des détails et du défaut d'esprit philosophique -, les autres à cause de la trop grande concentration des idées. Nous avouerons cependant que nous donnons la ]-)référence à cette dernière manière d'envisager la séméiologie.

Le livre qui approcherait le plus du but que nous venons d'indiquer serait : 1° celui qui apprendrait le mieux à discerner dans la foule innombrables des symptômes les signes les plus importants et les plus sûrs ; 2° à les rapporter, par une étude physiologique et pathologique, à l'organe aflecté et à leurs causes morbifiques; 3° enfin qui tracerait la physiologie pathologique des symptômes :

Défaut de synthèse,

dans la plupart des livres.

30 DES SYMPTOMES EN GKNEHAL

ce qui est la seule manière de leur donner quelque valeur et d'en faire les signes intelligents des maladies. Insistons sur ce point fondamental.

La physiologie Nous ne connaissons la maladie que par ses symptômes, 'esTir"""* P^"^^*^ parvenons à nous en faire une idée

véritable Complète ou approximative que quand les phénomènes séméioiogie. j^^^^g ont appris son siège, sa nature et sa cause. Il faut donc procéder en symptomatologie comme en physiologie , chercher à découvrir la cause du phénomène, en remontant de symptôme en symptôme jusqu'à ce qu'on ait trouvé le phénomène initial ; puis à chercher le rapport de celui-ci avec la lésion d'acte ou de propriété, ou enfin avec le trouble de la fonction, en suivant ainsi la connexion réciproque du phénomène jusqu'à la cause morbifique, ou, à son défaut, jusqu'au symptôme fondamental. De semblables recherches commandées par les sciences anatomique, physiologique et physico-chimique, doivent imprimer à la séméioiogie une forte impulsion et

But et direction transformer en une véritable physiologie pathologique.

Si ces deux mots pouvaient être associés ensemble nous

C6ll6 science

aimerions à les employer pour désigner la séméioiogie moderne. La symptomatologie serait la description des symptômes fondée sur les procédés d'exploration intellectuelle et physico-chimique. La phnsiologie des, sijmplômes serait l'étude des rapports qui existent entre les phénomènes morbides et leurs causes. Nous chercherons, dans le cours de cet ouvrage, à réaliser ces idées sans cesse présentes à notre esprit, et à montrer la génération des symptômes en les rattachant autant que possible à la physiologie. C'est sur cette base inébranlable, qui s'agrandit et se fortifie chaque jour, que doit être restauré l'édifice un peu incohérent des symptômes et des signes. NoselVorls constants

pij\n du uvrr. 31

doivent tendre sans cesse tout ramener vers la pluj- La physiologie sioloyie pathologique. Disons même que dans l'ignorance '^""J'iiaJe"''^ où nous sommes des causes des maladies, nous nous bornons le plus souvent à suivre la filiation des symptômes. La plupart de nos théories, et des meilleures, sur la cause et la nature des maladies, ne sont que l'indication simple et déguisée du mode de corrélation des symptômes. Dans les cas où nous sommes assez heureux pour approcher de très-près de la cause morbifique, c'est encore à l'aide de la pathogéuie des symptômes que nous y parvenons. Enfin les trois quarts des traitements les plus accrédités ne sont constitués que par ce qu'on a appelé la médecine des symptômes. On peut môme dire que c'est la médication la plus sûre.

Ordre et plai» du livre. D'après Ce que nous venons ordre et pian

de dire, il ne saurait y avoir de doute au sujet de l'ordre que nous nous proposons de suivre. L'ordre physiologique doit commander l'étude des symptômes comme il régit Étude celle des phénomènes naturels et des fonctions ; par "^pj/f^ucuwi*" conséquent, nous décrirons les symptômes, nous apprécierons leur valeur, quel que soit leur siège, par ordre de fonctions. Nous les étudierons suivant qu'ils sont fournis par les appareils de la vie de relation : L organe de l'intelligence, — IL delà sensibilité, — III. du mouvement; par les appareils de la vie de nutrition : I. organes circulatoires, — IL respiratoires, — III. de calorification, — IV. de digestion, — V. de sécrétion, — VI. de génération , — VIL de nutrition.

Les symptômes de même nature, bien que disséminés et non par siège parfois sur des régions très- différentes, seront ainsi rapprochés par leurs affinités et leurs causes physiologiques, Nous ne décrirons pas, comme certains auteui-s.

32 DES SYMPTOMES EN GENERAL

Vices SOUS le titre d'habitude extérieure, la jaunisse, la tempéradr-s ciassincaiions t^j-e, la sueur, l'expressiou de la face, la déclivité et d'autres adoptées. ^^^^^^ ^^^^ moins incohérents. Les lésions de la sécrétion, de la calorification et de la motricité nous semblent devoir les réunir plus naturellement. Nous n'insisterons pas sur les accouplements bizarres des symptômes auxquels ont donné lieu les errements suivis dans. les ouvrages les plus nouveaux. Il nous suffit de dire qu'aucune philosophie n'a présidé aux divisions Suivies dans la plupart des livres. On a dit que l'étude des symptômes réunis par un siège commun était plus pratique. Cette qualité nous touche peu, si elle est en opposition flagrante avec les notions physiologiques les plus ^élémentaires. Quand nous voyons la peau colorée en jaune par la matière colorante de la bile, ou en bleu, par une stase veineuse, nous aimons à rapporter à sa vraie cause l'altération de la sécrétion cutanée ou la lésion de la circulation.

Ordre Après avoir essayé dans notre enseignement et dans un suivi dans l'étude cri-^n^ nombre de publications plusieurs modes d'exposi-

des symptômes " ^ , ^ ^

et des signes, tion des symptômcs et des signes, nous nous sommes arrêté à l'ordre suivant. Nous indiquons : 1° le phénomène avec ses qualités normales ; 2° nous décrivons toutes les altérations pathologiques qu'il subit; 3° les causes qui les déterminent ; là se trouvent réellement la physiologie des symptômes, etl'énumération des maladies dont ils sont les signes. Nous n'en faisons aucune application au pronostic parce que cette étude sera présentée ailleurs, d'une manière générale (voyez Pronostic)^ ni à la thérapeutique. Pour que la notion de maladie soit complète, il faut que le médecin passe successivement de l'étude anatomique, physiologique, et de l'emploi des méthodes d'exploration à la symptomatologie et à la séméiotique,

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