‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 3 sur 232 · DURÉE DES SYMPTOMES · texte numérisé non relu

DURÉE DES SYMPTOMES

valeur de ces signes lorsqu'il s'agit de mesurer l'étendue d'une maladie avec ou sans lésion matérielle.

3» Dnrce. Il est rare que le symptôme local, celui qui Durée, correspond à la lésion de fonction ou de structure, ne persiste pas durant toute la maladie. Il éprouve toutefois, dans son intensité, des modifications nombreuses qui correspondent à la marche de la maladie.

11 faut remarquer aussi que la persistance d'un symptôme n'implique pas toujours celle de la lésion; souvent il ne reste plus qu'un simple trouble dynamique qui peut être entretenu par des causes très-différentes. En général on doit regarder le symptôme, tant qu'il existe, comme le signe de la maladie, et l'on doit agir en conséquence dans l'intérêt de la guérison radicale des malades. Dans la convalescence, qui est un véritable état morbide (voyez t. I, p. 255) , les phénomènes locaux cessent entièrement; on voit seulement persister quelques troubles dynamiques généraux.

h" La continuité, la rémission et l'intermittence âesi>hénomènes morbides doivent être cherchées avec soin parce qu'elles révèlent l'existence de certaines maladies qui se distinguent de toutes les autres par ces caractères spécifiques, et forment une classe àpart, (Voyez t. I, p. 172.)

Le rapport qui existe entre le symptôme et la Paihogënio. cause morbifique d'une part, et de l'autre le mode d'enchaînement et de succession des symptômes constituent la pathogénie des symptômes, c'est-à-dire l'essence propre d'une véritable séméiologie. C'est à développer cette importante proposition que nous allons consacrer les pages qui vont suivre, et qui renferment à la fois notre opinion sur cette matière et la critique des ouvrages qui ont été publiés da,ns une autre direction.

Conlinuitè :

inlermitlence,

DES SYMPTOMES EN CÉNÉHAL

Manière Destination et but de la séniciolog^ie. La sympto- ''\é3oio"g'ie^ iH'T'tologie renferme aujourd'hui tout ce que la médecine possède de plus positif. Sur cette matière point de doute, point d'hésitation ; un bon observateur, dont les sens sont bien exercés et le jugementest droit, décrit les phénomènes avec une exactitude qui approche beaucoup de celle qu'on admire dans la description fournie par les physiciens, les botanistes ou les zoologistes. C'est surtout au moyen des phénoménologies pathologiques et physiologiques, que la médecine prend et occupe un rang distingué parmi les autres sciences. On doit donc s'efforcer de donner à la véritable esprii gymptomatologie une grande précision en employant des séméiotique. termes dout la signification soit bien déterminée et acceptée de tout le monde ; mais il faut aller plus loin et se rappeler que si les mots doivent exprimer les idées, d'une manière claire et précise, on ne doit pas borner là l'étude des symptômes, sans quoi l'on ne ferait que les enregistrer, les placer en guise d'étiquette sur des maladies déterminées. Cette besogne serait stérile si l'esprit ne venait pas la vivifier, en faisant sortir du symptôme le signe ou plutôt la notion complète de la maladie, c'està-dire de son siège, de sa nature et de sa cause (J), Cette marche est d'autant plus nécessaire aujourd'hui, que le nombre prodigieux des faits dont on doit la découverte à la physique, à la chimie, à la physiologie, encombre, en quelque sorte, la symptomatologie. On est donc forcé de recourir, à chaque instant , à une synthèse méthodique,

(l)On peut adresser ce reproche aux Éléments de pathologie générale de M. Chomel, espèce de vocabulaire consacré à la définition des mots, et dans lequel il serait difTicile de trouver autre chose qu'une énumération stérile et arriérée des notions médicales les plus vulgaires. Ce livre est peu fait pour remettre en honneur la pathologie générale.

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