‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 40 sur 232 · DES SENSATIONS DE BESOIN · texte numérisé non relu

DES SENSATIONS DE BESOIN

l'organe de la perceptivité. Ainsi s'expliquent les souffrances des viscères et des tissus de la vie animale ; les unes sont sourdes et peuvent passer inaperçues ; des altérations souvent profondes s'effectuent sans que le malade ait conscience de ce qui s'y passe; les autres s'accompagnent de sensations internes très-nettement perçues. Nous sommes étonné que les pathologistes n'aient point compris de cette manière l'ensemble des phénomènes morbides que nous venons de passer en revue.

En résumé les sensations de besoin , lorsqu'elles s' altèrent dans le cours des maladies, produisent des phénomènes très-différents, au nombre desquels on remarque les sensations bizarres, les illusions et hallucinations internes , les douleurs de tous genres qui appartiennent aux névroses et aux altérations matérielles qui peuvent atteindre les viscères. Et de même que certaines névroses, comme l'hystérie, le somnambulisme, l'hypnotisme, frappent d'anesthésie la peau, les organes des sens et ceux de la vue et de l'ouïe plus spécialement, de même aussi elles diminuent, d'une manière remarquable, les sensations de besoin. Les mouvements respiratoires, circulatoires, les évacuations, sont à peine appréciables chez les sujets tombés dans la catalepsie, le somnambulisme et l'hypnotisme.

On retrouve dans les viscères les mêmes altérations de la sensibihté que dans les sens externes, c'est-à-dire l'hyperesthésie, l'anesthésie, la névralgie. Nous pourrions donc étudier dans ce chapitre la gastralgie, l'anorexie, le pica, l'hépatalgie, l'entéralgie, la névralgie utérine, l'anaphrodisie, chez l'homme et la femme ; mais il est plus conforme aux affinités naturelles et aux exigences de la clinique de renvoyer cette étude lorsque nous

traiterons des symptômes fournis par les appareils de la vie de nutrition.

çènérales.

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