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DES SENSATIONS DE BESOIN. I

de la sensation de besoin. Cette dernière cause n'est pas rare chez les hystériques qui n'ont aucune paralysie musculaire.

Les sensations de besoin sont quelquefois plus fréquentes qu'à l'état normal. Au lieu de revenir à des périodes régulières et éloignées comme la faim, la soif, le besoin d'uriner, elles se rapprochent; dans d'autres cas, au contraire, elles deviennent plus rares. Comme on ne peut en tirer aucun signe diagnostique, nous nous bornons à signaler ces symptômes, d'une manière générale. La sensation qui accompagne l'acte génésique s'affaiblit, s'éteint même dans quelques maladies; elle s'exalte dans d'autres.

La rareté ou la fréquence des mouvements respiratoires dans a été observée dans plusieurs aifections internes. Le be- ^^"^^ soin de respirer est impérieux, incessant dans l'hystérie, l'hypocondrie ; de là cette accélération extrême de la respiration chez les hystériques. Elle est au contraire plus rare, comme si le besoin se faisait sentir moins vivement, dans la mélancolie, dans l'extase ou chez les sujets en proie à une passion profonde.

Les sensations auxquelles donnent lieu les besoins peuvent, dans l'état de maladie, se pervertir à un point tel, qu'elles deviennent difiicilement reconnaissables. Quoi de plus différent de la faim normale que la boulimie, le pica, la malacia, le pyrosis et toutes ces douleurs gastralgiques que nous mettons au nombre des troubles de la sensation de besoin ? Nous pouvons en dire autant de celle qui avertit l'homme de vider la vessie, le rectum, etc.

Des sensations internes tout à fait pathologiques et anormales se déclarent dans le tissu musculaire de la vie animale. Sans parler de l'état de gestation pendant lequel

les tissus contractiles de l'utérus sont le siège de douleurs passagères, personne n'ignore qu'en dehors du travail de la parturition, ces mêmes tissus deviennent douloureux. Il est assez singulier de voir se développer ainsi des sensations pénibles dans un organe tel que l'utérus. Douleurs Le scus d' activité musculaire n'existe pas dans les '"U7a Tie"'''''' iTiuscles de la vie organique ; nous ne sommes pas prédcnuiriiion; venus des mouvcments qui s'y passent à l'état normal ;

mais quand la maladie vient à s'y développer, il s'y déclare alors des douleurs très-vives. Les coliques intestinales ne sont pas autre chose que des contractions douloureuses des membranes musculeuses de l'intestin. Tous les réservoirs, tous les conduits pourvus d'un appareil musculaire peuvent, sous l'empire de l'inflammation ou de toute autre maladie, offrir un accroissement de sensibilité tel que leurs moindres mouvements s'acviscéraigies. compagueut de douleur ; la fonction des viscères se trouve alors fortement altérée. Certaines gastralgies, entéralgies, cystalgies, utéralgies, n'ont pasd' autre cause que la douleur musculaire, et nous n'hésitons pas à assigner la même origine à un grand nombre de douleurs sourdes ou violentes, continues ou intermittentes qu'on observe dans les poumons, les bronches, le cœur, les conduits d'excrétion de la bile, les reins, l'utérus, l'ovaire, le vagin, l'urètre, etc. Citons un dernier exemple ; lorsque lelarynx, la trachée et les bronches s'enflamment, le simple contact de l'air provoque des douleurs vives dans toute l'étendue de ces conduits aériens. Le même effet est produit dans les viscères par le contact des produits de sécrétion et d'excrétion qui les traversent. La sensation qui n'est point perçue dans l'état physiologique, est alors transmise, par action réflexe, jusqu'au cerveau et vient affecter

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