BOULE HYSTÉRIQUE
Le spasme du pharynx et de l œsophage donna lieu à un spasme resserremenl tel, que ni les boissons ni les aliments ne ^'î^.li,?,!^".,
^ Cl œsopliagien
peuvent franchir ce conduit membraneux; chez d'autres le bol alimentaire s'arrête à une certaine hauteur, d'où il est rejeté avec force et en provoquant des convulsions générales. L'impossibilité d'avaler la boisson, avec sen- dans tarage, tinient pénible de constriction ou terreur extrême, constitue l'hydrophobie (horreur de l'eau) qui se montre plus souvent, il est vrai, dans la rage que dans toute autre maladie, mais qui est fréquente aussi dans l'hystérie et dans la méningite rachidienne où nous l'avons observée la ménir.giic deux fois.
La constriction œsophagienne dite idiopaihiquc peut tenir à un rhumatisme qui s'est métastasé sur la membrane musculaire, ainsi que nous en avons vu plusieurs exemples. Chez les hystériques on rencontre souvent toutes les formes de la dysphagie spasmodique; les malades ne peuvent rien avaler pendant plusieurs semaines. On sait que le caractère spécial de la constriction œsophagienne, dans cette maladie, est de donner lieu à la sensation d'un corps rond, d'une boule qui se forme primitivement à l'épigastre, dans la région utérine ou môme ailleurs, gagne de proche en proche l'œsophage et le pharynx, et s'y fixe pour quelques instants. Elle caractérise parfaitement le début de l'attaque hystérique et persiste encore après. Cette sensation est prouvée par les mouvements continuels de déglutition et les efforts instinctifs auxquels se hvrent les malades pour s'en débarrasser. Le sentiment de boule est un signe excellent qu'il faut toujours chercher, lorsqu'on est dans le doute, au sujet d'une maladie spasmodique, On ne saurait hésiter lorsque le mouvement de migration ou ondulatoire est bien marqué.
Le spasme œsophagien indique parfois la présence des lombrics et surtout du ténia, dans l'intestin (spasme sympathique) ; il est le symptôme de la gastralgie simple et hypocondriaque , de toutes les dyspepsies produites par les maladies de l'estomac et des organes environnants, du pancréas et du foie (cancer gastrique, pancréatique , hépatique) .
Spasme La constriction gastrique joue un rôle essentiel dans do l'esiomac, maladies de la femme; elle est symptomatique de l'hystérie, de la gastralgie; sympathique dans les maladies de l'utérus, dans la grossesse et les troubles qui se montrent à l'époque de la puberté ou de la ménopause. Elle se traduit par un sentiment de suffocation, de serrement à l'épigastre, et par des vomissements plus ou moins répétés. Toutes les formes de l'hypocondrie et les maladies du foie sont suivies de constriction gastrique, deriniesiin. Aux convulsious de l'intestin se rattachent les borborygmes bruyants et souvent entendus à de grandes distances, auxquels donnent lieu l'hystérie, la gastralgie et l'hypocondrie. Le spasme de l'anus provoque une constipation opiniâtre qu'on observe dans presque toutes les maladies nerveuses. Les convulsions externes symptomatiques des maladies de la moelle ou du cerveau s'accompagnent aussi de borborygmes et de constipation.
La violente convulsion des tuniques intestinales a presque toujours pour compagne la douleur qui est trèsviolente dans les coliques de plomb, dans celle des pays chauds, ou qui se déclarent après une vive émotion morale.
On a noté la stricture anale comme phénomène symptomatique de l'hystérie, de la lypémanie, de la chlorose et de l'empoisonnement plombique.
Sl'ASME LARYNGIEN. 485
Spasme des voies aériennes. S'il est porté à un haut spasme des voie» degré, il peut en résulter une dyspnée intense et même une suffocation qui pourrait faire croire à la présence d'un corps étranger. Le spasme laryngien détermine des altérations singulières dans la voix. Elle peut être abolie complètement pendant plusieurs jours et même plusieurs mois, comme dans l'hystérie , ou après la suppression des règles et dans le cours de la grossesse. Elle peut perdre son timbre , devenir rauque , éclatante , métallique, etc. Il suffit d'entendre parler quelqu'un de vivement impressionné pour comprendre jusqu'à quel point la voix participe à tous les changements pathologiques qui surviennent dans les viscères et surtout dans le système nerveux. On a noté comme un phénomène qui n'est point rare dans l'hystérie, pendant ou après les attaques, les cris étranges, poussés par les malades, l'engastrimisnie , l'imitation de tous les cris d'animaux et d'instruments de musique. Il faut y regarder de bien près avant d'admettre que la volonté des malades n'est pour rien dans la production de ces étranges symptômes, qui ont bien souvent servi à mystifier les médecins.
La toux spasmodiqne involontaire, saccadée, et fatigante, qui ne cesse que pendant la nuit, a été observée dans l'hystérie, dans la chlorose , dans la grossesse. Elle est souvent sympathique d'une maladie de l'estomac, du foie ou de l'utérus.
Le spasme de la glotte donne lieu, s'il est complet, à une suffocation imminente semblable à celle qu'on observe dans un certain nombre de laryngites aiguës simples ou striduleuses, dans la coqueluche, où l'inspiration est sifflante et convulsive au plus haut degré. La même cause produit les mêmes effets dans les maladies
186 bi'Mn'O.MES AïUSCLLAIlUiS.
aiguës et chroniques du larynx, telles que l'ulcération et la phlegmasie.
Spasme spasme des organes gcnito-urinaires. La convulsion des gènUo-°uHnaires. musclcs vésicaux amène l'incontinence d'urine; le spasme du col en provoque la rétention. Ces deux symptômes se retrouvent plus souvent dans les névroses que dans toute autre maladie; ils sont communs dans l'hystérie et la rétention plus encore que l'incontinence. La première résiste pendant plusieurs mois à tous les traitements et guérit souvent avec une grande rapidité au moment où l'on s'y attendait le moins. Le spasme du col vésical est un phénomène qui se lie à des maladies de la moelle ou à des aiïections de la vessie et des reins; il est souvent sympathique des maladies de l'utérus, surtout de l'abaissement et de la rétroversion.
Les conduits d'excrétion de la bile étaient considérés, il y a peu de temps encore, comme pouvant se convulser ; l'ictère spasmodique était le nom qu'on donnait à cette maladie que tout concourt à faire considérer comme hypothétique. Nous en dirons autant de la suppression du lait par le fait de la constriction spasmodique des conduits galactophores.
Spasme Le spasmc des muscles cardiaques n'est point rare; il cardiaque, g'accompagne de douleurs et surtout de palpitations. On l'observe ; 1° comme symptôme des maladies du cerveau, de la moelle et des névroses (hystérie, hypocondrie, névralgie intercostale, gastralgie) ^ 2° comme phénomène sympathique des affections viscérales (maladies de l'utérus, du foie, phthisie, cancer de l'estomac); 3" dans le cours des grandes pyrexies et dans les fièvres intermittentes. Les effets du spasme cardiaque sont la lipothymie et la syncope qui ne sont pas rares dans la chloro-anémie,
CONVULSIONS CLOMQUES. 187
le scorbut, la pléthore, les héoiorrliagies graves, en un mot, dans presque toutes les maladies du sang.
Faisons remarquer en terminant ce tableau rapide des Tétanie spasmes internes qu'ils se présentent souvent associés " 'eiTiIienir aux spasmes externes soit symptomatiques, soit sympathiques. Nous citerons comme type de cette connexion, parmi les spasmes symptomatiques à la fois internes et externes, la colique et les convulsions saturnines; parmi les sympathiques, la syncope, les palpitations, les contractures des membres dans la grossesse et les accidents puerpéraux. Nous pourrions en multiplier les exemples et nommer encore ceux que nous fourniraient, en grand nombre, l'hystérie, les monomanies, la chloro-anémie ; nous avons voulu seulement établir, ce qui nous paraît digne de toute l'attention des cliniciens, le développement simultané ou successif, dans la môme maladie, des spasmes internes et externes. On y verra la preuve qu'il est nécessaire de rattacher à des causes générales et prépondérantes les groupes de symptômes et les états organopathiques qui ne sont que les ombres plus ou moins accusées d'une maladie dont le siège et la cause sont ailleurs.
§ II. Convulsions cloniques : Clonisme. On donne ce convulsions nom à des mouvements involontaires qui reviennent à des intervalles plus ou moins rapprochés, par accès comme l'hystérie, l'épilepsie, ou qui se répètent d'une manière presque continue comme la chorée et le tremblement.
Décrivons d'abord les particularités qui distinguent DivisioD?. chacune de ces espèces. (Voyez t. I, p. /|70.) Elles sont : 1° générales : idiopathiques, symptomatiques et sympathiques; 2° partielles : A, externes; B, internes.
SYMl'TOMES IMUSCULAIUES.
\' Convulsions l" CouYiilisioisiii générales. Les uiies se montrent téuéZll; exclusivement d'une manière rhy thmique , par accès tou- A. paroxystiques j jours distincts et d' ailleurs séparés les uns des autres par un temps de repos et de guérison apparente souvent considérable. Sous ce rapport, comme sous bien d'autres, elles affectent la marche des maladies chroniques et durent longtemps. Voilà un premier caractère qui fait reconnaître immédiatement l'épilepsie , l'hystérie , l'éclampsie puerpérale; un second consiste dans la perte de connaissance, l'oubli complet de ce qui a eu lieu pendant l'attaque. Ce symptôme est presque aussi fréquent dans l'hystérie que dans l'épilepsie (sur trois cents hystériques, trente seulements conservèrent le souvenir de ce qui s'était passé (1).
Convulsion hystérique. Nous n'avons à rechercher ici, que la forme de la convulsion hystérique. Elle se compose de mouvements qui s'effectuent dans les membres et le tronc avec un certain ensemble, une certaine synergie, comme les mouvements naturels. La contraction musculaire est énergique, violente, et va en augmentant jusqu'à ce qu'elle cesse lout à coup pour recommencer; on pourrait l'appeler sous ce rapport une convulsion tonique progressive. Les membres se fléchissent, s'étendent, se contournent; le tronc s'infléchit, se courbe, se plie dans tous les sens; les mouvements ont une expansion très-grande qu'ils n'offrent pas dans les autres convulsions; ils n'ont rien de saccadé.
Convulsion épileplique. Combien est différente la convulsion éclamptique! Les mouvements se font d'une manière désordonnée, dans tous les sens, par secousses
hystériques.
Convulsion épileplique.
(J) Briquet, loc. cit., p. 368.
CONVULSION ÉPILEPTIQUE, IiySTÉRIQUE. 189
courtes et rapides; la bouche se tord; la langue s'agite et s'engage sous les dents; les lèvres se couvrent d'écume blanche et épaisse : l'œil se meut dans l'orbite ; les avantbras restent à demi fléchis sur les bras et dans la pronation ; les membres ainsi convulsés sont agités, à chaque instant par des secousses semblables à celles que produirait une décharge électrique. Aussi a-t-on dit que les mouvements épileptiques se composent de convulsions toniques sur lesquelles sont entées des convulsions cloniques.
Les mouvements convulsifs que présentent les femmes p^ciampsif. grosses atteintes d'éclampsie ne dilîèrent pas de ceux qui caractérisent l'épilepsie. Dans les convulsions saturnines, la roideur tétanique est peut-être plus marquée et l'emporte sur la partie clonique des mouvements. Enfin les convulsions générales qui ont été signalées dans le cornas de l'albuminurie présentent une identité parfaite avec celles de l'épilepsie; l'écume et la morsure de la langue que nous venons encore de constater, sur un albuniinurique de l'hôpital Necker, ne font même pas défaut.
Convulsion hyslèro-êpilepaque. On y trouve un mé- Hystérj-^piiepsio. lange, en proportions différentes, suivant la prédominance de l'un d'eux, de symptômes à la fois hystériques et épileptiques ; cependant cette combinaison des deux maladies est plus rare qu'on ne l'a dit. Il peut arriver aussi que les attaques soient tantôt épileptiques, tantôt hystériques. Le sentiment de boule, la constriction du cou, la suffocation, la céphalalgie précèdent la convulsion mixte. On observe ensuite la perte complète de connaissance et surtout une série de mouvements tantôt tétaniques, épileptiformes, qui se font sur place et par petites saccades,
tantôt des mouvements de flexion et d'extension plus ou moins désordonnées, l'écume à la bouche, le coma, la stertem-, les sanglots et la courbature générale. Ces convulsions indiquent trois états pathologiques différents : 1° le développement de l'épilepsie consécutive à l'iiystérie, ce qui est le cas le plus rare ^ 2° l'apparition de l'hystérie après l'épilepsie et par des causes différentes; 3*» le développement simultané des deux maladies. Nous n'admettons dans aucun cas la transformation pathologique d'une de ces affections dans l'autre. Nous avons chercher à établir ailleurs l'inaltérabilité des types morbides (t. I, p. 230).
Ëciampsie Lcs convulsious éclamptiques, si communes dans Fende i enfance, fg^j^^g^ gf^^-,|^ prosque toujours intermittentes , ou, si elles durent plusieurs heures , il existe une rémission bien prononcée. Elles sont le signe d'une névrose du mouvement qu'on ne saurait rapporter à aucune cause appréciable ; souvent elles sont sympathiques de la dentition, d'une affection vermineuse de l'intestin. Elles annoncent aussi le travail d'accroissementqui se fait à l'époque de la puberté et de l'établissement de la menstruation. Au début des fièvres éruptives de l'enfance, il n'est pas rare d'observer un ou plusieurs accès de convulsions générales qui cessent pour ne plus se reproduire (convulsions initiales des fièvres .) Épiiepsie symp- Les convulsious éclamptïques ont été observées comme tomalique. gy^f^ptômcs fréquents des maladies du cerveau, de la méningite, de l'hyperémie générale, surtout dans sa forme chronique , de l'encéphalite diffuse et de toutes les tumeurs du cerveau et de ses enveloppes qui peuvent irriter, comprimer la substance nerveuse. Dans toutes ces maladies la convulsion ef^-t passagère et revient ]-)ar
CONVGLSIONS CHOUfclOUES. 19|
accès , après lesquels il reste toujours quelque trouble des mouvements.
Les convulsions symptomatiques d'une altération du sang se manifestent dans la période aiguë de l'empoisonnement alcoolique, après l'emploi de la strychnine ou des céréales qui contiennent l'ergot de seigle , chez les anémiques, après une hémorrhagie abondante, une alimentation insuffisante, dans la chlorose, l'hypocondrie, l'aliénation mentale, et dans la convalescence qui suit de longues et pénibles maladies.
Les convulsions sympathiques ont été notées dans les ^ exanthèmes, la rougeole, la variole la scarlatine, l'érysipèle, la fièvre typhoïde, puerpérale, intermittente, la métro-péritonite, la dentition, les vers intestinaux.
Convulsions choréiques. Le type parfait de ce genre convulsions de convulsions se retrouve dans la chorée. Dans cette «'««'ques,
continues
entité morbide bien différente de la précédente, les rémiuemcs; muscles peuvent encore se contracter sous l'empire de la volonté , mais ils ne lui obéissent plus qu'incomplètement. Ils ne peuvent soutenir la contraction ni assez longtemps, ni au degré, ni dans la direction convenables pour qu'il en résulte un mouvement régulier et normal ; le sens d'activité musculaire paraît être lésé en même temps que la contractilité. Ainsi s'explique le désordre extrême, l'ataxie des mouvements, qui devient plus marqué quand on fait faire au malade des mouvements complexes qui exigent le concours d'un grand nombre de muscles.
Le sommeil diminue ou suspend tout à fait les mou- leurs caractères, vements choréiques: ceux-ci sont tantôt généraux, tantôt limités à un côté du corps, ou du moins plus marqués dans une partie. La singularité des mouvements des
d9^i SYMTOMES MUSCULAIRES.
membres inférieurs, les contorsions faciales, la démarche incertaine , vacillante, dansante même (xopEîat, danse) des malades, caractérisent cette affection convulsive. Elle se distingue des autres formes convulsives par une incohérence, une ataxie des mouvements due à la contraction en partie volontaire, en partie convulsive des muscles. Ces convulsions conservent leur même caractère quand elles sont partielles ou générales.
convulsions II csi asscz commuD de voir réunies les convulsions
ciwéiquês choréiques et hystériques (i). Dans ce cas, il existe deux maladies dont les symptômes convulsifs sont très-distincts : en effet, les convulsions de l'hystérie conservent leur caractère propre, et les convulsions choréiques leur irrégularité, leur incohérence fondamentale. Les convulsions choréiques sont d'ailleurs rémi7/erjfe.s et continues^
> tandis que les hystériques sont intermittentes , rhythmi-
ques et par accès.
Convulsions Convulsions oscillcitoires. La forme choréique ne con-
osci 11 n loi ros
ou irenihiemcnt. stituc pas la sculc modalité des convulsions cloniques Ses symplômes. générales ; uuc autrc non moins tranchée est celle que nous nommerons la convulsion oscillatoire. On l'observe dans l'intoxication alcoolique, dans le tremblement mercuriel, sénile , dans les maladies adynamiques, chez les gens débilités. Elle est connue sous le nom de tremblement des ivrognes, des doreurs, des vieillards, des convalescents. Ces convulsions peuvent être générales, comme dans les affections précédentes, ou partielles. Elles sont . dues à la contraction et au relâchement successifs non i interrompus et involontaires des muscles.
(1) Voyez un bon travail de M.Séesnr ce sujet, Mémoires de VAcadcmie impériale de médecine, t. XV, p. 3:3, 1850.
TRFMBLE^IRM'. ^03
En examinant attentivement les mouvements des parties convulsées, on peut s'assurer qu'ils sont réguliers , successifs, à peu près égaux entre eux. Il en résulte un tremblement, une oscillation continuelle des parties que font mouvoir les muscles ; tout le corps, les membres, la tête, les différentes parties du visage s'agitent sans cesse et d'un mouvement uniforme plus ou moins rapide. Les excitations cérébro-spinales le font cesser ou l'augmentent. On ne peut même l'empêcher en maintenant de foî-ce les parties qui en sont le siège.
Cette forme convulsive caractérise particulièrement sympiomaiique l'intoxication mercurielle et alcoolique. Les artisans intox"c"aUon qui travaillent à la dorure par les anciens procédés, mercurieiie, ceux qui ont absorbé le mercure d'une manière quelconque, offrent un tremblement externe général léger, ou intense et qui résiste longtemps au traitement. Le tremblement aigu ou chronique avec ou sans délire est un phénomène morbide très-fréquent chez les buveurs. On le retrouve aussi chez ceux qui font un usage habituel et excessif de l'opium.
Dans la convulsion clonique générale, symptomatique c. Symplomaiid'une lésion du système nerveux , on observe plusieurs *'"du7y*s!èmf formes assez différentes les unes des autres; ainsi, il nerveux, n'est pas rare de rencontrer un tremblement général ou plus marqué dans un côté du corps, chez les sujets atteints d'encéphalite diffuse, de méningite, et surtout de paralysie générale ou de ramollissement consécutif à quelque hémorrhagie ancienne. Le même symptôme se voit au début de l'aliénation mentale, dans la démence sénile, la folie pellagreuse, et dans la dernière période de la manie et de l'idiotie, etc.
T> Ml • 1 • A , I Tremblement
L oscillation musculaire ne peut être considérée chez s^niip. in. j."
SYM PTOMES M nSCUI.Ain ES.
Trembicir.eni
alaxoadynaiiiiqiio.
Trr mbliMiient fibrillairc
les vieillards atteints de tremblernent sénile que, comme reflet d'une diminution de la force nerveuse et de la contractilité. Ce tremblement est plus marqué aux membres inférieurs et supérieurs. Les muscles extenseurs du tronc et de la tête, participent à ce trouble des mouvements. De là proviennent l'attitude du corps, des membres, le tremblement de la voix, etc.
C'est encore un trouble musculaire du même genre qui cause le tremblement qu'on observe chez les convalescents, les individus épuisés par les excès vénériens, la masturbation ou parvenus au dernier terme d'une maladie organique. Dans ce dernier cas, deux causes peuvent intervenir ; d'une part, le défaut ou la diminution de la force nerveuse, de l'innervation ; d'autre part, l'impuissance de l'organe qui obéit à la volonté du muscle , dont la nutrition ne peut être altérée, à un certain degré, sans que l'irrilabilité le soit également. Enfin le défaut de coordination des mouvements y joue également un rôle.
L'oscillation fibrillaire que l'on sent dans un grand nombre démuselés, et qui souvent n'est pas assez intense pour produire un mouvement manifeste, a lieu dans des conditions morbides, où l'innervation en est fortement troublée, comme dans la fièvre typhoïde, les maladies ataxo-adynamiques (fièvre puerpérale, résorption purulente, septichémie) , dans les maladies graves (érysipèle pneumonie, dysenterie, ictère, hémorhagie) et dans l'aliénation mentale.
C'est aussi à des causes du même genre, àl'adynamie et l'ataxie musculaire, à la faiblesse et au désordre de la contraction, qu'il faut, suivant nous, attribuer cette sorte de l igidilé et de tremblement qu'on observe chez les malades atteints de fièvre typhoïde , qu'on fait asseoir ou
CONVULSIONS nHYTFIArrotJES.
tenir debout. Le tronc ne peut être étendu ; il existe dans les muscles de la roideur et en même temps de la maladresse : ce qui fait que le malade ne peut conserver l'attitude qu'on lui donne , et surtout qu'il ne peut ni redresser ni fléchir librement le tronc. Il en est de même des membres supérieurs; l' avant-bras est placé dans la demi-flexion et la demi-pronation; une sorte de rigidité, de roideur musculaire le tient fixé dans cette position. On observe aussi dans le tremblement des mains, que le malade élève au-dessus de son lit comme pour saisir des corps flottants dans l'air (crocidisme), un vrai mé]anp;o de convulsions toniques et d'ataxie musculaire.
Convulsions cJoniques partielles, externes. Divisions. Les convulsions partielles accompagnent souvent et suivent les convulsions générales. Elles sont liées comme elles à des maladies du svstème nerveux ou à des lésions viscérales.
Nous diviserons au point de vue clinique, les coîivuîsions partielles externes, en rhythmiques , en choréiques, et en oscillatoires. Les premières comprennent les convulsions hystériques ; les secondes les choréiques ; les troisièmes le tremblement partiel d'un membre ou d'une partie du corps.
A. Convulsions rhythmiques. Elles sont caractérisées par un spasme musculaire qui se reproduit à des intervalles plus ou moins rapprochés et presque égaux entre eux. Elles indiquent l'existence de la chorée ou d'une hystérie qui a laissé, entre autres vestiges de son passage, des troubles de la contractilité. On observe chez les sujets ainsi affectés le clignement des paupières , le strabisme, la rotation continuelle de la tête (chorée rotatoire des auteurs) , des grimaces, des contorsions singulières qu'on
Convulsions cloniques parlicllos.
Exlcrnes.
Divisions.
A. convulsions rhythmiques.
SYMl>'l'OMES MUSCDLAlftES.
Convulsions choréiquos.
Convulsions oscillatoires partielles.
Soubresauts de tendon.
désigne sous le nom de lies indolents de la face; des mouvements de projection ou de claquement impiimés à la langue, un mâchonnement incessant, le reniflement, le crachotement ^ dans les membres des mouvements qui s'exécutent d'ordinaire dans le sens de la flexion et de l'extension seulement (chorée vibratoire ou malléatoire). Une faut pas croire que la distinction entre les convulsions hystériques et les choréiques soit facile à établir.
B. Les convulsions chorèiqnes se voient chez les sujets qui ont été déjà atteints de la maladie et qui en conservent quelque trouble musculaire partiel; parfois aussi elles s'établissent d'emblée sur une partie limitée comme nous en avons vu encore des exemples récents. Celles qui ont leur siège dans les membres ou à la face donnent lieu à des mouvements désordonnés soit dans les joues, les lèvres, la mâchoire inférieure, soit dans les bras et les jambes. La chorée qui porte sur les muscles de la langue produit des grimaces, des sons rauques et mal articulés, le bégayement.
B. Convulsions oscillatoires. C'est d'elles que dépendent les troubles de la motilité, parmi lesquels figurent le frémissement fibrillaire partiel que nous avons déjà étudié et les soubresauts des tendons. Ceux-ci ont surtout lieu aux membres supérieurs et dans les fléchisseurs des doigts de la main. On sent de petites secousses courtes, intermittentes, irrégulières, qui ne sont autres que des \ convulsions cloniques transmises par les tendons. Les» soubresauts se montrent dans des conditions morbides \ caractérisées surtout par le trouble du système nerveux, , dans les maladies qui provoquent du délire, dans la fièvre typhoïde, les exanthèmes graves et les lésions locales suivies d'état ataxo-adynamique.