‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 50 sur 232 · CONVULSIONS CLONIQUES · texte numérisé non relu

CONVULSIONS CLONIQUES

Un assez grand nombre de mouvements convulsifs ne peuvent rentrer dans les divisions précédentes : tels sont par exemple ceux qui tiennent à la névralgie ou au rhumatisme qui s'est porté sur un nerf et qui provoque des convulsions douloureuses, comme à la face, dans la névralgie de la cinquième paire qui a reçu pour cela le nom de tic douloureux de la face. Dans tous les lieux qui reçoivent des nerfs mixtes ou des nerfs du mouvement, des convulsions peuvent apparaître sous l'empire d'une lésion du nerf ou d'une maladie de la moelle. Les mouvements convulsifs de la face et ceux d'une ou des deux jambes sont Je signe d'un ramollissement cérébral ou médullaire, à moins qu'il n'existe quelque lésion du nerf ou de son névrilème (rhumatisme, goutte, syphilis). C'est en pareille circonstance qu'après la contraction il se déclare parfois une paralysie.

Convulsions doniques internes. Nous avons déjà parlé des convulsions toniques qui siègent dans les muscles de la vie de nutrition. Elles y sont moins fréquentes que les convulsions cloniques. Lors(jue celles-ci se développent dans un ou plusieurs muscles qui concourent à la production des mouvements composés, il en résulte des désordres graves dont il faut que le praticien soit prévenu. Dans la chorée générale intense, la déglutition est quelquefois difficile, impossible même, à cause du défaut de synergie des divers muscles chargés d'accomplir cette fonction si complexe.

Nous considérons le vomissement nerveux sifi'équcnt, si incoercible et parfois si menaçant dans l'hystérie, comme un symptôme de l'ataxie locomotrice de l'estomac, de l'intestin, et des muscles qui produisent-le voniis.sement.

Du tic douloureux.

Convulsions cloniques internes ;

Vomissement :

excellent signe de riiystérie.

BorborjgtT.t% j^gg déphicejueiitsbrnyaiits de gr.z dans riiitestiii, qu'on entend si souvent chez les hystériques, lesgastralgiques, les hypocondriaques, sont dus à la convulsion clonique du l'intestin et quelquefois à celle des parois abdominales.

Nul doute que certains vomissements ne dépendent aussi de la convulsion antipéristaltique de l'estomac et de l'intestin, et que l'on ne puisse attribuer à des convulsions intestinales certaines coliques et diarrhées nerveuses si communes dans les névroses.

voii saccadée. Rappelons aussi que les convulsions cloniques de l'organe vocal donnent naissance à des sons discordants, à des aboiements, à des cris dont nous avons déjà parlé en traitant des convulsions hystériques qu'elles suffisent pour caractériser. La chorée et le tremblement mercuriel ou sénile donnent lieu à des modifications trèsprononcées de la voix. Terminons en rappelant que la dyspnée et les palpitations sont des symptômes fréquents, 1° de maladies du cerveau, de la paralysie générale, de l'aliénation mentale ; 2» de toutes les névroses, telles que l'hystérie, l'épilepsie, l'hypocondrie ;

enhn elles peuvent être le trouble sympathique d'une maladie soit locale, soit générale, surtout apyrétique. C'est sous ce jour qu'il convient d'envisager les troubles de la respiration, de la circulation, ainsi que les contractions cloniques des réservoirs, tels que la vessie et le rectum, et de l'utérus lui-même.

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