PARALYSIES INTERNES. 2.'Î
vertèbres , etc.; B, d'une intoxication plombiqiie, alcoolique, merciirielle ; G, de l'hystérie ; cette dernière cause d'aphonie est la plus fréquente de toutes.
Elle peut être sympathique d'une maladie de l'utérus , de la grossesse, d'une affection organique de l'estomac. Enfm, la perte subite de la voix chez une personne profondément émue, représente assez bien la paralysie idiopathique.
La paralysie du diaphragme se reconnaît à ce qu'au du diaphragme-, moment où l'inspiration a lieu, l'épigastre elles hypocendres se dépriment, se creusent au lieu de se dilater ; et pendant l'expiration les mouvements se font en sens contraire. Le moindre mouvement provoque de la suffocation ; la voix est faible. La paralysie diaphragmatique est le symptôme de maladies qui ont leur siège dans le muscle lui-même ou dans les feuillets séreux qui en couvrent les deux faces ; souvent aussi de l'hystérie, de l'hypocondrie ; elle est enfin sympathique d'une maladie de l'utérus.
Lorsque le réservoir urinaire a perdu sa motilité nor- » maie , il survient une rétention d'urine. Il faut savoir qu'elle peut tenir également à ce que les muscles de l'abdomen sont paralysés ; mais ce dernier cas est plus rare que le premier.
Enfin , la constipation est le résultat de la faiblesse et du rectum, de la paralysie de tous les muscles qui concourent à la production de l'effort. Aussi, la trouve-t-on opiniâtre et de longue durée chez les malades atteints de paraplégie par lésion de la moelle ou du cerveau.
En résumé, les paralysies des muscles de la vie de nutrition , quand elles se présentent k l'observateur, soit isolément, ce qui est plus rare, soit liées à d'autres trou-
bles de la motilité , doivent être rapportées aux mêmes causes que celles que nous avons précédemment étudiées en parlant des paralysies externes ; 1° à une maladie du système nerveux (cerveau et moelle), à une névrose avec altération simple ou spécifique du sang ; 2° à quelque maladie viscérale (paralysie sympathique) . Elles sont rarement idiopathiques; cependant on pourrait citer plus d'un exemple d'aphonie , de rétention d'urine, de paralysie diaphragmatique qu'il est impossible de rattacher à une cause bien déterminée.