‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 7 sur 232 · TROUBLES DU SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

TROUBLES DU SYSTÈME NERVEUX

est une autre raison qui nous engage à la mettre en tête cle la séméiologie : c'est par l'exercice des fonctions de l'intelligence, de la sensibilité et de la motilité que le malade entre en relation avec l'observateur, et que celui-ci, à son tour, prend en quelque sorte possession des symptômes et des signes de la maladie ; souvent enfin les troubles du système nerveux priment tous les autres symptômes, et nous avons peine à comprendre pour quels motifs ils sont relégués ordinairement à la fin des traités de séméiologie. Est-ce parce que leur étude est difficile, environnée d'obscurités très-grandes, et exige une attention plus soutenue? Nous trouvons là des raisons péremptoires pour l'offrir d'abord au lecteur avant que son attention soit fatiguée ou distraite par d'autres matières,

connesion entre Tout en reconnaissant l'intime solidarité qui rattache 'up^'iSoiolie ^'^"'^ l'autre la physiologie, la psychologie etlapathoei la pathologie, logie du systèmc nerveux, nous devons réserver tous les développements pour cette dernière, et nous renfermer spécialement dans la séméiologie. En limitant ainsi notre travail, nous rencontrerons encore des difficultés sérieuses. Les phénomènes nerveux sont si complexes ; on court si souvent le risque de se tromper pendant le cours des observations et d'être trompé par le malade luimême, qu'on doit redoubler de précaution si l'on veut n'avoir à enregistrer que des phénomènes réels, précis, faciles à retrouver par l'expérimentation et l'observation. Ajoutons, avec un auteur connu par ses travaux importants sur la physiologie du système nerveux, « que cette science est si riche de faits qu'elle n'en refuse à aucun système ; tout ce qu'on veut y voir, on l'y trouve ; tout ce qu'on lui demande, elle le donne ; suivant la manière dont

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