‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 76 sur 232 · PAR LE SYSTÈME CAPILLAIRE · texte numérisé non relu

PAR LE SYSTÈME CAPILLAIRE

dans les fièvres; 2° l'inflammation simple et toutes les phlegmasies spécifiques de la peau dont elles sont le signe caractéristique (érythème , érysipèle , eczéma , impétigo, etc. ). Chacune de ces rougeurs a une forme , un siège différents, et s'accompagne de phénomènes qui font reconnaître la maladie cutanée. Leur étude appartient à la pathologie spéciale.

Nous devons cependant marquer la place de quelques ^^^,,^3 ^^^^^^ symptômes cutanés qui servent de signe à des maladies lenticulaire?, générales. De ce nombre sont les taches rosées, lenticulaires ou ponctiformes, qui se développent chez les sujets atteints de fièvre typhoïde. On les observe du huitième au quinzième jour, à partir du début, sur le ventre et à la base de la poitrine. Elles se présentent sous forme de petites élevures à peine saillantes, rosées, subarrondies, pâlissant sous la pression du doigt ; elles persistent pendant plusieurs jours et se succèdent à la manière des éruptions cutanées. Elles ne laissent après elles aucune desquammation appréciable ni coloration insolite de la peau. Au nombre de huit à dix, quelquefois de plusieurs centaines, et constituant alors un véritale exanthème, elles occupent le ventre, la base de la poitrine, les lombes, c^ig^e fièvre plus rarement les membres supérieurs et inférieurs. Elles lypiinïdc. sont un signe diagnostique très-précieux de la fièvre typhoïde.

Une teinte rouge ou rosée assez vive, au niveau des noscoïc jointures , indique 1 existence d un rhumatisme articulaire ou , tout au moins , d'une détermination rhumatoïde à la peau , quelquefois d'une arthrite puerpérale ou d'un épanchement de pus dans les jointures , comme dans la phlébite simple, puerpérale et les diverses espèces de pyohémie.

bYMPTOMKS FOUKiNIS

liruplion scarlalineuse.

Rougeurs cutanées par plaque et par ligne.

Cyanose.

Fausse cyanose.

Signalons aussi l'existence, dans un grand nombre de maladies générales, telles que la lièvre typhoïde, puerpérale, le typhus, la diphthérie, la grippe, d'une roséole ou d'une éruption éphémère, scai-latiniforme ou de miliaires rouges.

On fait naître quelquefois, en pressant la peau qui couvre la partie antérieure de la poitrine et du ventre, des plaquesrouges ou des raies de même couleur lorsqu'on appuie avec l'ongle ou un corps dur. L'irritation qu'on détermine ainsi appelle rapidement la congestion dans le système capillaire de la peau. Il faut, pour qu'il en soit ainsi, qu il existe une prédisposition toute particulière, une sorte de turgescence comme dans la lièvre typhoïde, dans la période d'invasion des exanthèmes, dans les fièvres synoque etsudorale, le rhumatisme, la méningite simple ou tuberculeuse des enfants. Dans la scarlatine, la strie rouge est souvent côtoyée par deux lignes blanches qui contrastent avec elle. On a voulu faire de ces rougeurs cutanées le signe de la méningite ou de la scarlatine ; mais on peut aussi les obtenir dans d'autres maladies. On sait que ces rougeurs apparaissent souvent au début des fièvres catarrhale , synoque , gastrique et bilieuse, et qu'elles sont parfois assez prononcées pour faire croire à féruption prochaine d'un exantèhme qui cependant n'a pas lieu (erythème papuleux fébrile).

Cyanose : coloration hIcutKre, violacée «le la peaM(de xuavoç, bleu). Nous désignerons sous le nom de cyanoseles différentes espèces de colorations morbides du tégument externe qui varient du rouge clair à la teinte noirâtre et qui dépendent de l'hyperémie du système capillaire. Ainsi se trouvent exclues du nombre des cya^. noses des altérations très-différentes par leur uature, par

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