‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 78 sur 232 · T 1 i> • Il 1 des capillaires · texte numérisé non relu

T 1 i> • Il 1 des capillaires

seule que nous étudions, se lie a 1 existence d un nombre considérable de maladies qui agissent, en définitive : i° en altérant la composition chimique et la couleur du sang qui reste en partie veineux, c'est-à-dire qui retient

(i) Qui croirait qu'on décrit encore la cyanose parmi les symptômes fournis par 1 habitude extérieure du corps à coté des plicatures, des tumeurs et des gerçures (!I) (Chomel, Pathologie générale, p. 121, ■i' édit., 185G, Paris) ; ab uno disne otnnes.

3oG SYMPTOMES FOURNIS

le gaz acide carbonique dont il est chargé, et ne prend pas, en échange, l'oxygène de l'air; 2° elles agissent encore , en ralentissant et en arrêtant la circulation du sang dans le système capillaire. Nous allons développer avec soin ce point difficile de physiologie pathologique sur lequel les séméiotiques se taisent complètement, et qu'on aurait peine à comprendre sans une exposition raisonnée de tout ce que les faits physiologiques et pathologiques nous ont appris , dans ces derniers temps, io Cyanose 1° Cyanose par alièralion du sang. On ne doit pas ''du'sa"g.'°" s'exagérer la distinction établie entre le sang noir et le sang rouge. On sait que le sang veineux peut s'écouler noir ou rouge du tissu glandulaire suivant que celui-ci est au repos ou en fonction et qu'il est noir à sa sortie des muscles qui se contractent (expériences de Cl. Bernard) (1). Cette coloration du sang nous fournit de précieux documents sur l'état dynamique et statique des capillaires.

Si le sang, pour une des causes que nous allons indiquer, reste veineux dans le système capillaire, il en résulte une coloration d'un rouge violacé qui peut aller jusqu'au bleu noirâtre et qui est surtout manifeste sur les membranes muqueuses qui tapissent l'entrée des ouvertures naturelles et sur les extrémités périphériques les plus éloignées du centre circulatoire, telles que le nez, les oreilles , les mains , les pieds , etc. C'est donc là qu'il faut chercher les premiers signes de la cyanose; c'est là aussi qu'elle se montre avec toute son intensité et accompagnée de ses symptômes principaux, l'abaissement de

(1) Leçons sur les propriétés physiologiques cl les altérations pathologiques des liquides de Vorganisme, t. I, p. 279 et suiv., in-S». Paris 1859).

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