‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 79 sur 232 · PAU LE SYSTÈME CAPILLAIRE · texte numérisé non relu

PAU LE SYSTÈME CAPILLAIRE

tempél'ature, la transsuclation de la sueur, la diminution de la sensibilité cutanée, de la contractilité et de la tonicité des tissus.

A. La physiologie nous apprend que c'est dans le Ma'a«i'C8 poumon qu'a lieu l'échange de gaz entre le sang et l'air, poumon, que tandis que le sang lui cède son acide carbonique ,

il lui prend une proportion déterminée d'oxygène , et de noir qu'il était, il devient rouge à la suite de cet échange. Toutes les maladies du poumon capables d'empêcher cette action chimique amènent nécessairement une cyanose plus ou moins considérable. On trouve en effet ce symptôme dans les affections suivantes : 1° l'asphyxie , qui est constituée essentiellement par la suspension complète ou incomplète des actes physico-chimiques de la respiration ; 2° la pneumonie , surtout lorsqu'elle est étendue ou parvenue au troisième degré ; 3° la bronchite générale et capillaire ; A" l'emphysème généralisé, principalement quand il est compliqué de catarrhe aigu ou chronique ; l'emphysème extra-vésiculaire produit à plus forte raison et plus rapidement encore la cyanose asphyxique; 5° la phthisie, surtout quand elle est aiguë et à marche rapide.

B, Tous les obstacles intra ou extra-laryngiens qui Maladies

, ... , , . , du larynx.

gênent la libre entrée de 1 air provoquent la cyanose avec une promptitude qui est en rapport avec l'intensité de la cause (laryngite aiguë, croup, œdème de la glotte, phthisie laryngée, corps étranger, anévrisrae de l'aorte ou du tronc brachio-céphalique).

G. La surface sur laquelle se fait l'échange des gaz c. Des pièvreg. entre le sang et l'air peut être réduite à un espace trèsresserré, nul même , par la compression exercée de dehors en dedans sur le poumon. C'est ce qui a lieu dans

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les vastes épanchements de la plèvre, ou qui s'elTectuent avec une grande rapidité et dans les cas de tumeurs du ventre ou de collection séreuse formée dans cette cavité et qui refoule le diaphragme. La vénosité du sang , prise à un point de vue général , est l'aptitude que possède ce liquide k céder son acide carbonique et à absor])er l'oxygène. Or il ne peut plus exercer cette fonction, ou du moins il ne le peut qu'incomplètement, lorsque la disposition anatomique ou plutôt physique du poumon est altérée par une des affections précédentes. Disons que les troubles du système nerveux céphalorachidien et trisplanchnique concourent en môme temps à produire la cyanose.

D. Cyanose D, Une maladie dont le mode d'action est au fond des*deux'sangs. même, cousisto daus la comunicatlon des deux cœurs cyanopaihie , ou dcs dcux ordres de vaisseaux qui en partent. Cette

maladie bleue. . . , . ^ ,

lésion détermme le mélange nicessant des sang rouge et noir. Ce liquide alors arrive dans les capillaires avec des propriétés mixtes ; il en résulte une teinte bleue ou violacée, augmentant sous l'influence de toutes les causes qui rendent plus complet et plus rapide le mélange des deux sangs ou qui provoquent sa stase dans les capillaires (persistance du trou de Botal. du canal artériel, communication entre les deux cœurs ou entre les veines et les artères ) .

II faut remarquer que dans la production de cette cyanose on a fait intervenir avec juste raison : A, la gêne de la circulation centrale et capillaire ; B, le défaut de stimulation imprimée aux organes par le sang qui leur arrive en partie noir, c'est-à dire non suffisamment dépouillé de son acide carbonique, etc. 11 nous semblerait peu physiologique d'attribuer tous les symptômes de la cya-

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