‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 94 sur 232 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

quatre heures), et y rejetter l'acide carbonique formé dans les capillaires (20 litres). On conçoit que tout ce qui peut troubler la solidarité fonctionnelle établie

Influence

entre le poumon, le cœur et le sang, doit déterminer sympathique des phénomènes morbides considérables. Ainsi, lorsque le sang s'altère, les actes physico-chimiques qui se circulation passent dans le poumon ne tardent pas à se trou- "s^ng. bler, et réciproquement, quand l'hématose pulmonaire cesse de s'accomplir normalement, il en résulte des troubles dans les fonctions du système vasculaire, des altérations du sang et des symptômes variés (cyanose, modification de la température, anasarque, albuminurie, etc.) A plus forte raison les effets de cette solidarité se manifestent-ils lorsqu'une maladie du système nerveux cérébro-spinal gêne ou diminue l'intensité des fonctions respiratoires. Les affections générales, les grandes pyrexies, les maladies virulentes ou miasmatiaues et contagieuses, accomplissent rarement leurs périodes sans que des phénomène* morbides très-divers se montrent dans l'appareil respiratoire ; tels sont ceux qui se rattachent aux congestions passives du poumon, aux lésions, de la sécrétion bronchique (râles), aux apoplexies et aux gangrènes pulmonaires. Les modifications de la température, les hydropisies, les hémorrhagies , les hétérocrinies n'ont souvent pas d'autre origine que les lésions de l'appareil circulatoire. Le tableau des symptômes qui seront décrits plus loin achèvera de montrer l'étendue des rapports sympathiques qui existent entre le poumon et les autres viscères.

L'appareil respiratoire se compose d'un très-grand nombre d'organes dont les actes partiels concourent à la fonction d'hématose, Les uns servent à introduire l'air

dans le poumon et à l'en expulser lorsqu'il a été modifié dans sa composition chimique : tels sont les organes de locomotion qui produisent les phénomènes mécaniques et physiques, l'élévation et l'abaissement des cotes, les bruits respiratoires, les vibrations sonores du larynx, du thorax, etc.; les autres sont chargés d'accomplir les actes purement chimiques : de là les altérations de quantité d'oxygène et d'acide carbonique. A tous ces phénomènes président les contractions rhythmiques des muscles respirateurs : ainsi se produisent les actes connus sous les noms de toux , â! expecloralion , de dyspnée , de bâillement, de hoquet, etc. ; enfin la sensibilité des cordons nerveux thoraciques peut acquérir une intensité extrême (douleurs pectorales). Voilà autantde symptômes difféi'ents qu'il faut rapporter à trois ordres de causes : 1° dynamiques; 2° physiques; 3° chimiques, et que nous devons étudier à part.

Divisions. Pour apporter quelque méthode dans l'ex- Divisions positiou dcs symptômes qui appartiennent à l'appareil

à introduire dans ... " i- • i ,•, t

l'élude respu'atoire, nous décrirons sous le titre de : des symptômes: i» Phénomènes morbides dynamiques^ les troubles des i" Phénomènes mouvcments d'inspiration et d'expiration et les lésions dynamiques; sensibilité (doulcurs thoraciques, etc.) .

2° Phénomènes morbides d'ordre physique ; nous rat- 2° physiques; tachous Ics modifications survenues : A, dans la configuration et le volume de la poitrine; B, dans le son qu'elle rend à la percussion; C, dans les bruits que fait entendre l'air à son passage (bruit de souille et râle); D, dans la vibration vocale transmise à l'oreille ou à la main appliquées sur les parois pectorales (voix normale et pathologique, vibration thoracique).

S'-chimiqiei. Phénomènes d'ordre chimique; Ils sont relatifs aux

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