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ARTICLE DEUXIÈME

DES ÉLÉMENTS PROCHAllVS DE MALADIE QUI CONSISTENT DANS mE ALTÉRATION DU SANG.

Importance des alléralions du sang.

Des maladies

« On a sans doute exagéré la médecine humorale, dit avec juste raison Bichat, mais elle a des fondements réels, et dans une foule de cas on ne peut disconvenir que tout doit se rapporter au vice des humeurs. » Les altérations da sang constituent précisément un de ces vices dont parle Bichat, et dont l'étude est poursuivie depuis quelques années avec un zèle digne d'éloges. Nous ne comprendrons sous le titre d'altérations du

qui doivent être -i// >ij . ••

désignée? sous le sang, considérécs comme éléments primau'es et pronom d'aiicraiions chains des maladies, que celles qtii se développent .«spontanément, et qu'on ne peut rapporter à aucune maladie bien déterminée d' un organe ou d'un appareil. Privé de vie, le sang n'est rien par lui-même et sans le solide vivant qu'il traverse et baigne de toutes parts ; il est tout parce qu'il lui apporte les divers matériaux dont il est le seul et unique véhicule. Il est donc impossible de ne pas supposer que

EiN GÉNÉKAL.

le solide est altéré primitivement quand la composition du sang s'écarte de 1 état normal. Toutefois, nous sommes contiaint provisoirement de constater ces modifications, et de les considérer comme l'élément primitif de la maladie. La pénétration dans le sang de matériaux nuisibles introduits par l'estomac ou le poumon, est souvent suivie d'une altération du sang antérieure à tous les désordres que nous voyons éclater dans les organes. Dans ce cas la maladie lient encore à Tallération primitive du sang ; le scorbut, la chlorose, certaines albuminuries sont des adections de ce genre.

Quelques auteurs ont réuni, sous le titre de maladies Extension du sang, des alléclions générales qui leur paraissent dé- n-TaiTèrluoTs^. pendre de l'altération de ce liquide par des agents morbifiques de nature très-diiîérenle. Tantôt c'est un miasme foui'ni par les marais, par le corps de l'homme sain ou malade, tantôt un agent plus facile à saisir et à démontrer, tel que le virus varioleux, syphilitique, morveux, rabique, etc. 11 suit de là que les auteurs qui ont ainsi étendu, outre mesui'e, lesens donné aux maladies du sang, ont décrit sous cutie dénomination : r les fièvres inter- rcs maladies nntlentcs; 2° les typhus, la hevrejaune, la peste; ô" tous par comprendre les exanthèmes (variole , rougeole , scarlatine) ; 4° les ma- lo"""»

^ . , les maladies

ladies virulentes; 5" les empoisonnements; 0" les mala- gis„éiaics dies venimeuses. 11 nous semble peu naturel de rappro- ^^^^'''/^Jq^çj, cher les unes des autres des maladies qui dillèrent essentiellement entre elles, et qu'on a d'ailleurs réunies qu'en s' appuyant sur une hypothèse, l aliéiation non démontrée du sang. En eiïet, aucune analyse chimique n'a prouvé jusqu'à ce jour que la composition chimique de ce fluide fût changée. Nous admettons que la pellicule de la variole, que le vaccin, les virus doivent altérer la com- I. 34

ALTERATIONS DU SANG

position du sang quand ils pénètrent dans le torrent circulatoire. Mais nous ne pouvons aller au delà de cette supposition, et encore moins en tirer parti, soit pour la distribution nosologique des genres et des espèces, soit pour le traitement. Quelle analogie peut avoir la lièvre intermittente avec la syphilis ou la rage, ou bien encore la variole ou la rougeoie comparées au typhus, à la lièvre jaune ou à la peste V quelle utilité peut avoir pour la thérapeutique le rapprochement de ces diverses maladies? De quelques 11 CAibLc d'auircs maladies que nous aimerions voir maïa.iies dans i-an(rées daus Ics altéraiions du sang : nous voulons parler

esquelles le sang ° o 1

et le solide snni du rhumatisuie ariiculaire, d^ l'état puerpéral, bilieux, aiiérés. rhumatismal, goutteux et muqueux. Dans les deux premiers, la chimie et l'étude des troubles fonctionnels nous montrent le sang altéré d'une manière très-sensible. Qui pourrait nier que dans l'état bilieux la lésion, sinon organique, du moins l'onctionnelle du l'oie, joue un rôle essentiel? quel autre appareil pourrait lournir les matériaux de la bile ? Dans le rhumatisme et la goutte, le sang est certainement altéré. Cependant, comme la lumière est loin d'être laite sur l'origine et la nature de ces maladies, nous avons prél'éré en renvoyer l'étude lorsque nous traiterons des maladies dans lesquelles le solide et les liquides sont simultanément altérés.

Nous en dirons autant de la maladie à laquelle donne lieu le mélange du pus avec le sang. Comme le pus ne peut être l'ouriii que par un point quelconque du solide enllammé, nous décriions l'état morbide qui en résulte en même temps que les allections mixtes du solide et des ^. . . liquides.

Divisions 1

à introduire dans Divisions, Apiès avoir donué une idée générale de la

l'élude des . . . . , .

maladies du sang, constitution physiologique du sang, nous parlerons:

EN GENERAL. .^31

i»de3 altérations du sang en général; 2" des cViverses espèces d'altérations que ce liquide peut offrir, nous étudierons alors : ^ I, les aliéralions de m propriHés physiques; $ 11, celles que peut olJ'rir la fibrine; § III, les qlobtiles rou(j€s; § iV, les globules blancs; § V, l'albumine; % VI, Ceau; § VU, quelques autres principes moins importants; 5° nous chercherons à classer les dill'érentes maladies dont l'altération du sang constitue l'élément essentiel (nosologie).

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