‹ Traité de pathologie généraleChapitre 11 sur 112 · XVI AA'ANT- PROPOS · texte numérisé non relu

XVI AA'ANT- PROPOS

laquelle on se trouvait, firent reparaître des doctrines vitalistes plus ou moins surannées. Enfin , quelques-uns s'immobilisant dans un statu quo éternel, prétendaient qu'on devait s'en tenir à la lettre morte d'Hippocrate , dont ils ont plus ou moins travesti les idées. Cherchons, au milieu de ces prétentions plus ou moins légitimes, la part qui revient à chacun dans la constitution actuelle de la médecine.

La chimie organique, qui grandit chaque jour, s'est occupé avec quelques succès de la composition élémentaire et immédiate d'un grand nombre de corps. Elle nous a fourni des notions précises sur les altérations du sang et de quelques autres liquides; elle nous a permis de reconstituer sur une base plus solide l'humorisme ancien. Toutefois on est tombé bientôt dans une exagération non moins nuisible aux progrès de la science. On a oublié que si nos analyses , comparées à celles qu'on possédait anciennement, sont plus rigoureuses, elles laissent cependant à désirer une perfection qu'on doit attendre du temps et d'un travail persévérant. Un grand nombre de produits morbides et d'altérations fugaces ou légères échappent entièrement à nos analyses. Nous n'avons aucune idée bien juste des changements de composition qui surviennent dans les tissus même lorsqu'ils sont profondément désorganisés. Espérons que la

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