‹ Traité de pathologie généraleChapitre 48 sur 112 · DE LA MÉTASTASE · texte numérisé non relu

DE LA MÉTASTASE

la niéUstaso et la crise.

ritent cependant d'être soumis à un nouvel examen.

La métastase est un événement pathologique toujours DifTérence entre fâcheux, qui se fait au détriment de l'organisme, qui trouble la marche naturelle des maladies et souvent détermine la mort. La crise, au contraire, est un acte favorable qui prépare et amène une solution heureuse et rapide de la maladie. Nous avons donné ce sens au mot crise, qui se trouve ainsi différencié de la métastase.

Il faut se représenter la métastase comme un état morbide général, en d'autres termes, comme une affection qui prépare et amène l'acte par lequel se traduit cette métastase. Entre la maladie qui la provoque et la détermination locale à l'aide de laquelle elle se manifeste, s'effectue un travail morbide général dont nous ignorons la nature et le siège. Fait-il partie de l'affection primitive qui se métastase? En est -il distinct et constituet-il alors un nouvel état pathologique? Tout porte à croire qu'il consiste dans la perturbation des actes propres à la maladie primitive. La métastase comme toutes les affections ne se rencontre que dans les maladies générales, c'est-à-dire à la production desquelles les liquides et les solides , la matière et les forces prennent part ; exemple : les inflammations , les congestions , les hémorrhagies , le rhumatisme , la goutte , la syphilis. Qu'on remarque en outre qu'elle est très-fréquente dans les maladies qui donnent naissance à des produits morbides , liquides ou solides, et l'on comprendra que l'hypothèse d'une matière morbifique se transportant d'un point dans un autre se soit offerte naturellement à l'esprit des anciens. Ce qu'il y a de sûr, c'est que la métastase appartient aux affections par le travail morbide général qui la précède, aux maladies par l'accident local. I. i5

DES MALADIKS EN fiÉNÉRAL.

La métastase n'est annoncée par aucun symptôme propre : rien ne peut en faire soupçonner l'imminence. On peut en craindre le développement, quand la maladie ne suit pas ses phases ordinaires; quand sa marche est insidieuse, quand ses phénomènes propres se déplacent ou disparaissent subitement. Mais souvent ces mutations morbides ne s'opèrent que parce que la métastase est déjà accomplie.

Un médecin prudent se gardera surtout de troubler la marche des maladies que nous avons indiquées plus haut, en employant une médication inopportune, et à plus forte raison les remèdes qui ont reçu les noms de répercussifs et d'abortifs.

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