‹ Traité de pathologie généraleChapitre 50 sur 112 · DE LA PROPAGATION DES MALADIES · texte numérisé non relu

DE LA PROPAGATION DES MALADIES

Tantôt la maladie chemine des parties supérieures vers les inférieures, comme lorsque la laryngite devient tracliéile et bronchite ; tantôt elle suit une marche inverse et se dirige de bas en haut. C'est ce qui a lieu dans la dysenterie et la colite qui parcourent tout l'intestin, et finissent même par se propager au l'oie, par les conduits cholédoque et hépatique. iXous pourrions multiplier les exemples de ce genre. Le même lait explique pourquoi la pleurésie est rarement partielle pour peu qu'elle soit intense , et pourquoi la phlegniasie du péritoine se propage presque toujours à toute la membrane séreuse. Ordinairement les limites naturelles d'un organe servent de barrière aux maladies.

2° Par conliyuilé. Quand deux tissus voisins reçoivént propagation les mêmes vaisseaux ou sont alimentés pàr des branches ^^ouiig"»' partant d'un même tronc, ou bien encore lorsqu'ils concourent à l'accomphssement d'une même fonction, ils ont uné grande tendance à participer à la maladie qui ne s'était d'abord attaquée qu'à l'un d'eux. M. Gerdy a montré que les rétractions musculaires tiennent souvent à l' inflammation qui s'est transmise jusqu'aux tissus blancs. Il en résulte alors de l' in extensibilité et du raccourcissement dans les tissus fibreux qui ont reçu l'irritation développée dans leur voisinage (i).

Cette transmission tient à l'action exercée par la maladie première sur les parties environnantes , et se manifeste dans un grand nombre de maladies. Il n'est pas toujours facile de séparer cette influence de voisinage de celle qui est due à la sympathie. Telle est la cause de la douleur intercostale dans la pleurésie aiguë et chronique,

(1) Chirurgie pYatiqûe, t. II , p. 94, in-8, Paris, 1852,

dans la phthisie. Les branches nerveuses finissent par participer au travail morbide dont la plèvre est devenue le siège, leur névrilème s'enflamme ou se congestionne. Souvent aussi la douleur tient uniquement à la sympathie.

intiuence Une autre influence du même genre, et qui d'ailleurs e la siruciure ^^^^che presque toujours avec elle, consiste dans la nature même des tissus frappés par la maladie. On peut dire , en général , que celle-ci reste confinée dans le tissu où elle a pris naissance , et ne va pas envahir celui qui possède une organisation diiï"érente, lors même qu'il lui est étroitement uni. Les maladies de la peau n'ont pas de tendance à se propager à la muqueuse gastro-intestinale. Cependant une opinion contraire a été soutenue par des hommes dont le nom fait autorité. Ils veulent que les diarrhées rebelles , les douleurs intestinales , les troubles considérables de la digestion qu'on observe si souvent chez les malades atteints d'affection chronique de la peau tiennent à une cause de ce genre. Nous sommes peu disposés à admettre qu'il en soit ainsi; nous ne nions pas la propagation de certaines maladies de la peau à la membrane muqueuse des fosses nasales, car nous avons vu fréquemment l'érysipèle et l'impétigo l'envahir, y déterminer des hémorrhagies et des écoulements purulents; mais ces cas exceptés, nous ne voyons pas d'autres maladies se continuer ainsi du tégument externe à la membrane intestinale.

Action Quand un organe se compose d'un très-grand nombre de la maladie tissus élémentaires, il est important d'v suivre la

sur les lissus ' r j

ambiants. marche des maladies et d'indiquer, d'une manière générale, comment elles se comportent à l'égard de chacun d'eux. On peut rapporter à quatre types principaux les

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