DE LA PKOPAGATION DES MALADIES
changements que subissent les tissus dans le voisinage de la maladie.
1" cas. Elle reste dans l'élément primitif qu'elle a i» Atrophie, d'abord attaqué et ne fait qu'écarter, refouler les tissus voisins qui alors s'atrophient, s'amincissent, disparaissent ou se réduisent à une quantité très-minime de substance. C'est ce qui a lieu lorsqu'un kyste se développe au milieu ou à la surface du foie, de la rate ou du poumon. Les tubercules, le cancer, agissent de cette même manière sur les organes qu'ils envahissent.
2" cas. Elle se propage aux autres tissus avec une 2° participation grande facilité, et alors tantôt elle s'y continue avec ses ^'^ '^'^ ^'^^"^
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mêmes caractères, tantôt se modifie par l'effet même du maladie, changement de structure et de fonction , augmentant ou diminuant d'intensité, affectant même une autre marche et un autre mode de terminaison. La phlegmasie nous offre un exemple bien tranché de ces modifications nombreuses. Aiguë et suppurative, dans un point elle provoque au pourtour une simple congestion ou des indurations chroniques, des ramollissements, des infiltrations séreuses ou sanglantes.
3° cas. Elle est arrêtée dans son siège primitif par un 30 changement autre travail morbide, tantôt plus favorable, tantôt plus nature dan»
la maladie.
grave. Une gangrène peut être circonscrite par une phlegmasie aiguë, réparatrice et réciproquement; un tubercule par une fausse membrane ou une sécrétion calcaire. Dans d'autres cas, la gangrène ou une hémorrhagie s'effectuent autour d'une phlegmasie , d'un tubercule , ou d'une masse cancéreuse, et entraînent des accidents mortels.
4^ cas. Elle se reproduit dans un point assez éloigné i" Dissémination du tissu qu'elle occupait d'abord. 11 existe alors près- jésions^Lies.
que toujours un élément morbide général qui domine la maladie locale, comme dans les cas de rhumatisme, de goutte, de scrofule où l'on voit les douleurs, les phlegmasies , les congestions , les flux , se manifester en même temps ou successivement dans plusieurs endroits. Quelques influences épidémiques agissent de la même manière. Il faut donc se garder de confondre la propagation d'une seule et même maladie avec les accidents multiples et mobiles d'une affection ou maladie générale.