DES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DES MALADIES
On ne voit plus 611 avoir aucuiic idée générale. Si la paralysie est le ^"syXtômer sympl'ôme d'une hémorrhagie cérébrale et de tant d'autres maladies, elle peut être aussi l'élément essentiel d'une névrose, de l'hystérie, d'une grossesse, d'une altération clilorotique du sang, d'une perte d'albumine. N'en retracer l'histoire que dans la séméiotique en traitant de la paralysie, n'en donner que cette seule idée, savoir, qu'elle peut dépendre d'une hystérie, d'un ramollissement, etc., c'est réduire à peu de chose l'étude d'un élément aussi essentiel. On s'est condamné ainsi volontairement à placer l'accroissement de la température et le refroidissement, l'adynamie et la sthénie, la convulsion et la douleur, uniquement parmi les symptômes de la fièvre, du choléra, des névroses. Si l'on en dit quelques mots avant la description de chaque trouble de fonction, c'est pour l'examiner comme symptôme, comme signe, et non pour en faire une description générale et synthétique que l'on poursuivra ensuite dans toutes les espèces morbides. Et cependant telle est la seule méthode profitable si l'on veut connaître autrement , qu'à titre de symptômes, tous les troubles grands ou petits dont les actes et les fonctions sont le siège. En convertissant tout en signes, on croit peut-être que l'on donne à la pathologie générale toute l'importance qu'elle doit avoir. C'est là une erreur. Nous espérons montrer, dans la séméiotique, que l'étude approfondie des principaux éléments d'une maladie peut seule servir de guide , dans le plus grand nombre de cas , soit pour diagnostiquer, soit pour pronostiquer; que l'énumèration des symptômes , quoique faite avec soin, n'a pas toute la valeur qu'on lui attribue lorsqu'on la sépare de l'étude simultanée des autres troubles fonctionnels. Le travail auquel nous allons nous livrer est une pré-