ÉTUDE GÉNÉRALE DES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DES MALADIES
Disposition DisposUion générale des matières. Dans cette troisième
des m£L liércs
partie de notre livre, nous nous proposons de faire l'histoire générale des quinze classes de maladies qui forment le sujet de la pathologie interne. Cette histoire, si diffi- Deséiémenis cile à retracer, doit comprendre i° l'étude des éléments
de la maladie. , . , .
morbides qui entrent , comme partie essentielle , dans la constitution des différents ordres, genres et espèces dont se compose une classe nosologique ; 2° les caractères des principaux ordres et genres ; 0° le rapprochement synthétique des espèces.
Nous accorderons surtout de grands développements à la description des éléments morbides. Nous nous sommes suffisamment expliqué sur le véritable sens que l'on doit attacher à ce mot (page 87). Nous rappellerons seulement que ces éléments consistent en une lésion des propriétés vitales ou de la structure : lésion qui doit être primitive et dominer toutes celles qui se dévelop- '1cu/'îl!iriar' P^^^"^ ultérieurement dans le cours de la maladie. Celui la paiiioioëic. qui Connaît ces éléments morbides est, seul, en état de
NOSOGKAPHIE.
saisir le mode de production , l'ordre de génération des phénomènes , d'en comprendre l'influence sur les autres éléments, et ce qui est plus important encore, d'en tirer des indications fondamentales pour la thérapeutique. Sans la notion bien nette des éléments pathologiques on ne peut parvenir à asseoir un traitement rationnel , et si nous voyons tant de tâtonnements , tant d'hésitations chez le praticien, c'est parce qu'il n'a pas appris à analyser la maladie, à la décomposer en un petit nombre d'éléments, à connaître la valeur et le degré d'importance de chacun d'eux, enfin à ne pas s'en laisserimposer par des ^''^ns7Jér°au'^* états morbides secondaires ou complexes qui dépendent chez les anciens; de l'acte pathologique primordial. Il faut rendre cette *'*^"^P''"ier. justice à l'École de Montpellier que ses plus illustres représentants ont toujours su pénétrer, par une analyse approfondie, dans l'étude que nous recommandons, en ce moment. C'est dans leurs ouvrages qu'on retrouvera quelques-unes des traditions antiques auxquelles il serait d'autant plus équitable de rendre hommage que les travaux de la physiologie moderne sont venus souvent leur prêter un solide appui. Qu'il nous suffise de rappeler que les principaux éléments morbides tirés des lésions des propriétés vitales , du solide et des liquides , sont fondés aujourd'hui sur des expériences et des faits scientifiques dont la valeur ne saurait être contestée.
Nous avons dû nous attacher avec d'autant plus de soin Manière fausse
, 1 , . .. T . . ,1 1 T 'Cl insuffisante
à la description des principaux actes des maladies consi- d'envisager dérés comme éléments morbides , qu'on ne s'en est point ics cicmenis. occupé jusqu'à ce jour dans les traités généraux et spéciaux de pathologie. A force d'envisager les troubles fonctionnels comme des symptômes et de les étudier, à ce point de vue unique et restreint, on est arrivé à ne