HYPERESTHÉSIE VISCÉRALE
convulsives.
Terminons en indiquant, comme les plus atroces de Douleurs pendant toutes les douleurs musculaires, celles que ressentent les convulsions
*• musculaires
cholériques pendant les crampes, au moment où les mus- du ciK.iéra. des se coiivulsent le plus fortement. 11 l'aut bien admettre que la sensibilité propre h ces organes, et non perçue dans
, • 1 I 1 T • d'aulrt'S maladies
1 état de saute, peut acquérir, dans la maladie une intensité très-grande, ou se développer d'une façon insolite, puisque d'autres convulsions non moins violentes, celles du tétanos, par exemple, ne déterminent pas de douleurs bien marquées.
Chez quelques femmes hystériques, les muscles sont sensibles, soit à la pression, soit pendant la contraction volontaire. Quelquefois des douleurs assez vives pour arracher des cris aux malades se manifestent après les accès hystériques, lin sentiment de douleur conlusive persiste, dans un grand nombre de mucles, après les attaques d'epilepsie.
4° De nujpere.^lhê^ie viscérale. Elle est très-commune et constitue un des éléments des viscéralgies. Au larynx ce sont des douleurs vives, de la chaleur, un simple picotement qui peuvent faire croire à une maladie de l'organe^ au cœur, des élancements d'une intensité extrênje , suivis de fortes palpitations , avec menace de syncope (hystérie, chlorose, chorée). Dans les voies respiratoires, la douleur occupe exclusivement les nerfs des parois pectorales ; cependant la brusque suspension des mouvements et la dyspnée paraissent se rattacher, dans quehiues cas, à la névralgie des nerfs diaphragmatiques.
L'exaltation de la sensibilité épigastrique s'irradiant vers l'hypocondre droit surtout, est sans contredit le trouble le plus fréquent de l'innervation. Il est difficile
Ilyporeslhésie viscérale.
Dans il' larynx el le cœur.
Ilypcreslliésio épigaslrique.
432 LÉSIONS DE LA SENSIBILITÉ
d'en indiquer exactement le siège anatomique ; toutefois le plexus cœliaque paraît être plus spécialement affecté. L'excès de sensibilité perçu par les malades dans ce point, offre des caractères excessivement variables : sentiment de poids, de serrements pénibles accompagnés d'anxiété, de tristesse, douleurs profondes, contusives, augmentant par la pression ; ou bien sensibilité telle que le contact des vêtements, l'attouchement le plus léger font pousser des cris, provoquent des convulsions ou une syncope : telles sont les formes principales que présente l'hypéresthésie du centre épigastrique , dont les auteurs les plus anciens ont signalé les irradiations sympathiques, dan« toutes les maladies nerveuses. L'hypéresthésie épigastrique est souvent très-distincte des crampes et des douleurs qu'on est en droit de rapporter à l'estomac lui-même. Un grand nombre de sujets qui les offrent à un haut degré n'ont pas de gastralgie proprement dite. Chez eux la moindre émotion morale, une contrariété, la frayeur, vont retentir, à l'instant, même au creux de l'estomac; la respiration devient gênée, ils étouffent, demandent de l'air. Tous ces symptômes se dissipent sans que les fonctions gastriques soient troublées.
Maladies On obscrve cette hyperesthésie chez des sujets ner- (leveioppeni yg^^ . chez Ics fcmmes principalement, et dans toutes
un excès ' ^ '
sensibilité, les Conditions morbides qui affaiblissent la constitution et font prédominer les fondions du . système nerveux. L'appauvrissement du sang , les hémorrhagies , les affections utérines, développent cette hyperesthésie. On l'observe encore , dans un grand nombre de maladies qui lèsent les fonctions respiratoires et circulatoires , aux différentes périodes de la phthisie pulmonaire, et dans