‹ Traité de pathologie généraleChapitre 97 sur 112 · INSOMNIE · texte numérisé non relu

INSOMNIE

Dublin, a fait la même remarque que nous (i). Nous n'avons pas trouvé comme lui qu'elle fût un signe de funeste présage. Voici ce que nous avons constaté chez un nombre considérable cle malades. L'insomnie des ictériques est un trouble nerveux qui se manifeste , à l'instar de la démangeaison de la peau avec ou sans éruption papuleuse, de la céphalalgie, de la fièvre et de tous les autres symptômes des maladies du foie, qui s'exaspèrent ordinairement ou se montrent pendant la nuit, comme l'épistaxis et le mouvement fébrile. L'insomnie fatigue beaucoup les malades et les préoccupe. On est obligé de la combattre avec des narcotiques qui échouent le plus ordinairement, mais qui ont l'avantage de calmer l'esprit des malades.

Il est fort remarquable de voir le sommeil rester na- intégrité

. , , 1 • ^ j.^ • j. j> j/ • s du sommeil dans

turel chez des sujets attemts d une désorganisation vïs- g^anj nombre cérale parvenue à sa période ultime. On voit tous les de maladies

, . 1 , . . . , , mortelles.

jours des sujets dont la constitution est minée par la phthisie pulmonaire, par une affection cancéreuse de l'estomac ou de l'utérus , par une entéro-colite ou par une longue et interminable suppuration, dormir paisiblement toute la nuit. Ce sommeil naturel se continue jusqu'à la mort. Nul doute qu'il ne faille attribuer h la réparation salutaire des forces, qui en est le résultat, la prolongation d'états morbides très-graves qui sembleraient devoir entraîner rapidement la mort des sujets.

Il faut placer, en opposition avec les cas de ce genre, ceux qui appartiennent aux maladies dont la douleur sourde ou aiguë est un élément ordinaire. Les hectiques

(I) Clinrcal lectures on the practice of medicine, t. Il, p. 523, in-g", Dubl. et Lond., 1848-

de douleurs contribuent à abréger l'existence et raccourcissent la durée de la maladie.

Indications Indications tliérapeuUques. L'insomnie étant pour tous thérapeuiiques. |gg malades une source continuelle de souffrance à laquelle ils demandent instamment qu'on mette fin, il est du devoir du médecin de chercher, par tous les moyens qui sont à sa disposition , à provoquer un sommeil artificiel.

9ilosologie.

Classification des névroses des organes des facultés inlellectuelks. Nous n'essayerons pas de lever les difficultés presque insurmontables qui ont arrêté les auteurs lorsqu'ils ont voulu classer les troubles des facultés de l'intelligence. Il nous faudrait pénétrer bien avant dans l'étude des diverses espèces d'aliénation mentale, et envahir ainsi le domaine de la pathologie spéciale. Nous nous bornerons à classer les névroses, dont on s'accorde généralement à placer le siège dans le cerveau.

Toute classification serait impossible si l'on exigeait absolument qu'une seule faculté fût exclusivement troublée. Les hommes qui se sont occupés, d'une manière toute spéciale, des aberrations de l'intelligence, s'accordent à reconnaître que les caractères syraptomatologiques sont insuffisants , et que l'anatomie pathologique n'offre pas une base plus sûre pour la classification. Cependant nous pensons qu'il est préférable encore, en l'absence de notions plus positives, de fonder les divisions sur la prédominance du trouble de la faculté qui se trouve plus particulièrement lésée. Il est vrai que presque toujours il existe en même temps des lésions de sensibilité ou de contractilité ; celles-cimême deviennent si marquées.

CLASSIFICATION. 525

dans tout un groupe des névroses cérébrales , que nous en avons composé un ordre à part.

1" ORDRE. Névroses essentiellement caractérisées par la lésion des facultés intellectuelles, morales et affectives.

V GENRE. Manie. Trouble général des facultés de l'intelligence , folie universelle.

IV GENRE. Monomanie. Trouble d'une faculté plus spécialement.

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