‹ Traité de pathologie généraleChapitre 96 sur 112 · COMA · texte numérisé non relu

COMA

ments séreux intracrâniens, etc.), soit des autres viscères (anémie, asphyxie, empoisopnements, fièvres pernicieuses, typhiques). Pour qu'il y ait coma, il faut plusieurs des symptômes suivants : i° facultés intellectuelles af- ses symptômes, faiblies, altérées ou anéanties; 2° résolution complète des membres par suite de l'abolition de la motilité volontaire; quelquefois convulsions; 0° sensibilité cutanée et des sens spéciaux plus ou moins éteinte; 4" sommeil d'intensité variable, léger ou très profond; respiration bruyante, stertoreuse ; pulsations ■ artérielles, variables en force ; face tuméfiée . rouge ou pâle ; température du corps normale ou diminuée; sueurs froides, visqueuses; rétention de l'urine ou écoulement de celle-ci par regorgement ; constipation ou selles involontaires.

Tel est le tableau le moins infidèle de cet état pathologique, qu'on doit chercher à rattacher comme élément à des maladies assez différentes, les unes locales, les autres générales. La léthargie seule est une affection à part, qui cependant se montre le plus ordinairement dans l'hystérie, l'épilepsie, la catalepsie.

Insomnie. L'insomnie devient aussi un élément mor- De rinsomnie. bide important dans le cours de plusieurs maladies aiguës, du rhumatisme articulaire, et surtout des fièvres, des exanthèmes, de la fièvre typhoïde, dans quelques convalescences, enfin dans un grand nombre de névroses du sentiment.

L'insomnie est souvent précédée d'une agitation générale extraordinaire, de quelques mouvements convulsifs, quelquefois cependant d'un état comateux ou d'un sommeil involontaire. L'insomnie offre différents degrés. L-insomnie Elle est rarement complète; le malade peut encore re- «^t complète

^ ^ ou incomplète.

poser pendant quelques heures, mais parfois il passe les

nuits sans sommeil. Nous observons actuellement à l'hôpital Necker un malade affecté d'une hyperémie simple Fréquente dans du foie. Depuis quarante jours il n'a pas dormi une heure

""de mld^r" P^^' ^'^'^^ ' ""^^^ ^^"^ malades atteints d'af-

dans celles qui fectious hépatiques, il existe des phénomènes intermittents ^àlnsZ Me! très-prononcés, qui reviennent chaque soir (chaleur, sueur, fréquence du pouls, démangeaison de la peau, etc.).

Nous avons observé souvent la perte du sommeil dans les maladies générales , et spécialement dans les exanthèmes et les pyrexies. Les varioleux se plaignent souvent de ne pouvoir dormir. Cette absence de sommeil se rencontre aussi chez les sujets atteints de pyrexies ou de lésions organiques qui entretiennent une fièvre continue , dont les redoublements ont lieu la nuit. Il suffit qu'une affection soit fébrile pour que le sommeil soit troublé ou aboli. Quelquefois la douleur, qui s'exaspère pendant la nuit comme dans le rhumatisme articulaire aigu et la névralgie, explique ce trouble fonctionnel.

On l'observe L'insomnie n'est pas seulement un symptôme, mais un ^""névroses! élément morbide essentiel qui réclame un traitement spécial dans plusieurs maladies. On le rencontre d'abord comme un état pathologique indépendant de toute espèce de trouble de l'intelligence et lié seulement à une très-forte excitation du système nerveux ; oubien comme signe précurseur du délire dans un grand nombre de maladies, chez les sujets qui ont subi une grave opération, et dans le tremblement des ivrognes. Toutes les névroses générales, l'hystérie, lanosomanie, la folie, peuvent provoquer l'insomnie.

Dans les maladies Nous l'avons observée chez presque tous les malades '^Véiiaiemen?.'*' atteints d'ictère, lorsque celui-ci était déterminé par une congestion hépatique légère ou intense. M. Graves, de

Page 1