DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE PAR LA CILTIRE
L'inoculation aux animaux peut encore servir, comme Ta montré M. Arloing(*), à vérifier le degré de virulence du produit tuberculeux. Le cobaye étant trop sensible à Tinfection tuberculeuse et succombant dans presque tous les cas, quels que soient le nombre et la virulence des bacilles, il faut s*adresser au lapin, qui est beaucoup plus résistant; on inoculera donc la même dose du produit suspect à deux cobayes et à deux lapins sous la peau, et Ton sacrifiera les lapins au bout de deux mois.
On sait, comme Ta bien montré Villemin, que Tinoculation de produits tuberculeux au lapin détermine chez cet animal non des localisalions sur le système lymphatique, mais au contraire des localisations pulmonaires. Le vinis suit la voie sanguine, coumie Ta observé M. Arloing. Si, au bout de deux mois, les poumons sont intcicts ou ne contiennent que de rares tubercules, on considén^ra les bacilles inoculés comme atténués; si les poumons sont farcis de tubercides, on conclura que les bacilles avaient une virulence ordinaire.
l^s résultats de ces inoculations au lapin ont montré h M. Arloing que les tuberculoses périphériques chirurgicales, tumeurs blanches et ostéites, étaient des tuberculoses à peine virulentes pour le lapin, des tuberculoses atténuées. Arloing et Courmont ont vu c(»pendant des cas où des tuberculoses locales contiennent des bacilles virulents et ont montré le danger de toute intervention opératoire dans ces formes.
Les lésions tuberculeuses dites médicales, les tuberculoses pulmonaires en particulier, sont très virulentes pour le lîipin; elles peuvent quelquefois cependant relever de bacilles atténués, elles sont alors remarquablement bénignes et à marche lente (*).