Les vaisseaux sanguins (dans la diphtérie
4. La fissure pétro-squameuse (dans la méningite); établissant la communication entre la cavilé crânienne et la caisse du tympan par un [prolongement de la dure-mère;
5. Le canal fallopien (dans la méningite cérébro-spinale. Gradenigo).
c. Dans le labyrinthe. — 1. Par les vaisseaux sanguins, surtout périostiques do Taqueduc du vestibule, ainsi qu'à travers le promontoire
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qui contient des anastomoses entre les vaisseaux de la caisse et du labyrinthe (Politzer) ;
2. Par le conduit périlymphatique de Taqueduc du limaçon (dans la méningite).
Parmi les maladies infectieuses, citons en première ligne la diphtérie, V angine diphtéri tique fnm\i\\c, mais surtout la diphtérie scarlatinenu (Burkner 5,2 pour 100) qui provoque l'otite moyenne diphtéritique avec toutes ses complications et conséquences jusqu'à la panotite (Politzer), soit par voie hématogène, soit par voie d'extension et d'invasion du streptocoque pyogène par la trompe d'Eustache, soit simultanément puces deux voies. Les affections diphtéritiques du labyrinthe attaquent le nerf acoustique, le limaçon et le vestibule et produisent la surdité et des troubles de l'équilibre.
La rougeole (Burkner 3,2 pour 100) ne vient qu'en second lieu; elle provoque l'otite moyenne, comme la scarlatine, par voie hématogène ou par extension d'une affection de l'arrière-gorge. L'otite se produit alors dans Ja période de desquamation. Les changements labyrinthiques ont un caractère surtout nécrotique,
La variole (Burkner 0,2 pour 100) produit de l'hyperémie, de l'hémorragie diffuse, de la sécrétion anormale, souvent considérable, de h membrane muqueuse de l'oreille moyenne, très exceptionnelleioent de l'otite moyenne purulente.
Notons, quoique rarement, l'éruption varioleuse dans la caisse du tympan, avec perforatkfl et suppuration consécutives.
Les affections typhoïdes (Burkner 1,8 pour 100) attaquent aussi l'oreille moyenne. L'otite provient du naso-pharynx par voie de la trompe, ou par embolie des vaisseaux de l'oreille ; embolie provenant d^une endocardite ou d'un foyer purulent ou scptique de la périphérie (Bezold).
L'origine hématogcnc ne parait pas cependant exclue (Hoos).
Il y a hyperémie, même inflammation vasculaire des parties profondes du conduit auditif externe, douleur à la pression de l'apophyse mastoîde dès le début. L'écoulement est séreux ou séro-sanguinolent. La surdité (îst toujours très considérable, elle dépend de l'hyperémie du labyrinthe, ({ui va jusqu'à l'hémorragie et conduit souvent à une infdtration cellulaire (lu labyrinthe membraneux (Moos).
La pneumonie^ aussi bien la pneumonie de l'influenza, que la pneumonie croupaic, favorise la production d'otites moyennes secondaires par rintroduction du pneumocoque dans la caisse du tympan. L'infection de la caisse |)ar le pneumocoque peut d'ailleurs se faire indépendamment de la pneumonie, en même temps qu'elle, ou peut même la précéder.
VérysipHe de la face se propage à l'oreille moyenne, soit à travers la membrane du tympan, même intacte (Moos), soit par le nez ou le pharynx. Dans ce dernier cas, l'otite peut servir de point intermédiaire entre Térysipèle du pharpx et son extension à la face et au cuir chevelu (Cornil, Mackenzic).
ÉnOLOGIE ET FRÉQUENCE DES MALADIES D*OREILLE. 399
Vinfluenza épidëmique se complique fréquemment d'otite moyctine, surtout de forme hémorragique. Nous trouvons de l'hyperémie, de Texsudat séreux, de la suppuration, mais surtout de l'hémorragie de la caisse; quelquefois de la myringite hémorragique huileuse, même formation de bulles à contenu séro-sanguinolent dans le conduit auditif externe (Politzer). Ces otites durent en général longtemps et peuvent entraîner des afifections de lapophyse mastoîde.
L'hémorragie spécifique de Tinfluenza peut même se produire dans le labyrinthe et alors provoquer de la surdité et des troubles de l'équilibre (Moos). L'origine de ces otites peut être hématogène, mais parait provenir plus fréquemment de l'extension d'une aflection naso-pharyngienne par foie de la trompe.
Elles sont provoquées par le bacille de l'influenza, associé au pneumocoque, au streptocoque pyogène, et au staphylocoque blanc et doré. • La parotite épidémique (Burkner 2 pour 100) provoque probablement une exsudation séreuse ou hémorragique aiguë dans le labyrinthe avec destruction des ramifications périphériques du nerf. D'où troubles de l'équilibre, quelquefois vomissements, douleurs profondes (Lervoine et Lannois), et surdité passagère ou persistante.
La méningite simple et encore plus la méningite cérébro-spinale épidémique (Burkner, 4 pour 100) provoquent une inflammation suppuntive le long du nerf acoustique et jusque dans le labyrinthe, d'où surdité, sensations auditives subjectives diverses et perte d'équilibre. La pénétration microbienne se fait par l'aqueduc du limaçon. Cette inflammation mène à la prolifération du tissu conjonctifetàTossification partielle. Dans la malaria (Weber-Liel) on a observé, quoique très rarement, les symptômes d'une otite intermittente. Paroxysmes fébriles intermittents avec douleurs violentes et surdité à divers degrés. Bientdt on constate de la sécrétion muco-purulente de la caisse du tympan, sécrétion (pn persiste ou se renouvelle après la paracentèse.
La scrofulose est la cause très fréquente des affectiofu» ie la caisse, aussi bien aiguës que chroniques, surtout dans l'enfance et la première jeunesse; la maladie étant le résultat de l'extension d'aifections, surtout chroniques, du nez et de Tarrière-gorge. Burkner donne les chifl*res de 17,7 pour 100 pour les aff'ections aiguës, 22 pour 100 pour les affections chroniques de la caisse, de cette provenance. Ces afl'ections scrofuleuses de l'oreille moyenne provoquent la prolifération du tissu conjonctif, et conduisent à la formation d'adhésions dans la caisse.
la tuberculose primaire de l'oreille est l'are, elle se présente alors ''ous la forme de myringite tuberculeuse, à grains grisâtres, proéminents, gros comme des grains de millet (Schwartze). Ces grains forment, en se (iécomposant, des perforations multiples, ou amènent la fonte rapide de la nHanbrane du tympan (Atlas de Politzer).
L'otite moyenne tuberculeuse secondaire est beaucoup plus fréquente, la trompe d'Eustache servant comme voie d'invasion aux^ bacilles. Le
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débift (le cette aflection se distingue par son caractère insidieux et son manque de douleurs, qui ne se développent que lors de Tinvasion tardive et de la prédominance du streptocoque pyogène sur le bacille tuberculeux. Elle conduit à la destruction de la membrane muqueuse, ainsi qu'à la carie nécrotique de l'os.
La syphilis acquise provoque des otites moyennes, soit secondaires, soit tertiaires, avec tendance à la carie, phlébite des sinus et thromboses, des condylomes, surtout larges, et des gommes du conduit auditif extérieur, de la membrane du tympan (Baratoux) et de Tapophyse mastoide.
Au labyrinthe on a constaté de Thyperémie, de Tinfiltration cellulaire, des dépôts calcaires, de la périostite ossifiante. La perception osseuse s*éteint de bonne heure pour toute espèce de source sonore, même pour les sujets jeunes.
L affection spécifique du nez et de l'arrière-gorge, outre qu'elle peut provoquer des affections aiguës de la caisse, exerce toujours une influence néfaste sur toute affection auriculaire préexistante. Burkner note 15 pour 100 pour les otites purulentes chroniques et 7 pour 100 pour les cas de surdité nerveuse.
La syphilis héréditaire parait produire surtout de la périostite dans le labyrinthe avec toutes ses conséquences ultérieures. La perception osseuse s'éteint de bonne heure, comme dans la syphilis acquise. La surdité s'accompagne fréquemment dans ces cas des deux autres symptômes de la triade d'Hutchinson.
Terminons notre énumération des affections pouvant produire ou influencer les maladies de l'oreille, en citant certaines intoxications telles que les intoxications par le plomb, le mercure^ Viodure de potassium, le nitrate d'argent, qui de même que le hachisch, le chloroforme et la moi*phine provoquent des troubles auditifs, même des affections nerveuses de l'oreille.
Le tabac produit des pharyngites, provoque des bruits auriculaires et amène la diminution de l'ouïe (Ladreit de laCharrière).
La 7?/inme paraîtrait produire de l'hyperémie labyrinthique (Roosa): constatée depuis expérimentalement par Kirchner sur des animaux, elle provoque des bruits auriculaires, des troubles d'équilibre et de la diminution de l'ouïe; troubles qui peuvent devenir permanents sous rinfluenci* longtemps répétée de la quinine.
V acide salicylique produit, quoique plus exceptionnellement, des* effets analogues.
Fréquence. — Les maladies de Toreille en général sont très fré— (|uenles. Troeltsch admettait qu'à l'âge moyen de la vie, sur trois sujets, il y en a un qui n'entend pas d'une manière normale, au moins d'une oreille, lies données sur la fréquence de la surdité dans Tenfance concordent d\nie façon remarquable. Ainsi Reichard a trouvé Touïe diminuée danst22.2 pour 100 des écoliers examinés, Rezold dans 25.8 pour 100.
Le sexe masculin se trouve plus souvent atteint que le sexe féminin, selon Burkner, dans le rapport de six à quatre, mais ce rapport n'est exact que si nous faisons abstraction de Tenfimce. Jusqu'à rà|j;e de douze ans il y a égalité ou même prédominance du sexe féminin.
Les maladies de l'oreille, prises dans leur totalité, donnent (selon la statistique de Burkner, basée sur 100 000 cas) 24,44 pour 100 pour les maladies de l'oreille externe, 68,52 pour 100 pour les maladies de l'oreille moyenne, 7,04 pour 100 pour les maladies de l'oreille interne. Cette statistique date cependant d'une époque h laquelle le diagnostic différentiel entre les troubles de la conductibilité et les troubles nerveux se faisait moins exactement qu'aujourd'hui. Ainsi Politzer est d'avis que la fréquence des affections labyrinthiques dépasse le chiffre de Burkner.
Dans près de la moitié des cas d'affection auriculaire, surtout de l'oreille moyenne, l'affection est bilatérale, ce qui s'explique facilement, le point de départ étant si souvent soit le nez, soit le pharynx, d'où le procès pathologique se propage par les deux trompes.
Dans les affections unilatérales il y a une prédominance, un peu plus marquée, pour le côté giuiche : 26,4 pour 100 contre 25,67 pour 100.
La plus grande fréquence des affections (surtout inflammatoires) de Toreillc se constate en hiver et au printemps, avec maximum au commencement du printemps (Moos).
Comme résultat du traitement des aflections de l'oreille, Burkner donne les chiffres suivants :
('.as de guérison 58,9 pour JOO.
— d*amclionition '20.2 —
— non guéris II.*» —
Issue fatale O.i