‹ Traité de pathologie générale v. 1 (volume 2)Chapitre 86 sur 185 · MORTALITÉ · texte numérisé non relu

MORTALITÉ

POIR 100 CA«.

Première enfance.

Deuxième enfance.

Adultes.

MORTAUTÉ

VOTEirXC

Suivant la maladie qu'on envisage, la mortalité chez Tadulte est su[>é' rieure ou inférieure à celle de la seconde enfance. C'est ainsi que dans 1^ rougeole, la scarlatine, la varicelle, la diphtérie et les angines, les adult^^ meurent beaucoup moins que les enfants. Il n'en est plus de même poi^^ l'érysipèle. Le nombre des décès, qui est de 45 pour 100 avant 2 anj^ tombe à 0 entre 2 et 14 ans; entre 15 et 30 ans, il dépasse à pein^ 1 pour 100, puis il s'élève avec l'âge; il oscille autour de 4 ou 5 pour 10^3 entre 31 et 50 ans, dépasse 7 entre 51 et 60, et arrive à 20 pour 10^5 après 60 ans. Remarquons en passant que, dans la première enfance -^ l'érysipèle tue par lui-même, par généralisation streptococcique. Che^^ l'adulte, au contraire, la mort résulte le plus souvent d'une complications ou d'une lésion antérieure qui a aboli la résistance.

L'influence de l'âge n'est pas moins importante dans les autres mala^ — dies, surtout dans la rougeole : dans la première enfance, la mortalitr^ atteint 21,7 pour 100; elle tombe à 6,6 pour 100 dans la seconder enfance; à 0,8 chez l'adulte. Quatre grandes causes expliquent la morU chez les jeunes enfants : la broncho-pneumonie, la tuberculose, les suppurations et les gangrènes. Il y a longtemps qu'on avait noté l'influence (le la rougeole sur la marche de la tuberculose; mais Faction de cette lièvre éruptive se fait d'autant mieux sentir ()ue le sujet est plus jeune. Notre statistique nous montre en effet que, sur 100 malades atteints de rougeole, la mortalité par tuberculose est de 3,0 dans la première enfance, 2 dans la seconde, 0,2 après 15 ans. Ces différences, qui sont déjà notables, paraîtront encore plus fortes si Ton réfléchit à la fréquence plus grande de la tuberculose chez l'adulte.

Les broncho-pneumonies, les suppurations, les gangrènes relèvent de germes assez voisins et, le plus souvent, de pyogènes. Les jeunes enfants sont particulièrement prédisposés à Faction de ces bactéries, mais ils risqueront surtout d'être infectés quand ils se trouveront placés dans de mauvaises conditions hygiéniques, qu'ils seront tenus malproprement, (ju'ils seront soignés dans des milieux hospitaliers, au voisinage d'autres

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enfants malades. Aussi la gravité de In rougeole, dans la première enfance, est-elle beaucoup plus grande dans la classe pauvre que dans la classe aisée, à Fhôpital qu'en ville.

Li fréquence et la gravité des infections pyogéniques surajoutées, chez les jeunes enfants, ressortent également de Tétude des autres maladies. La scarlatine, qui retentit si peu sur l'appareil respiratoire, peut tuer, à cet Age, par broncho-pneumonie. Enfin, la varicelle, qu'on considère trop souvent comme dénuée de gravité, donne encore une mortalité qui dépasse 7 pour 100.

Rien n'est intéressant, au point de vue qui nous occupe, comme l'étude de la diphtérie. Reprenons notre statistique personnelle qui porte sur 287 cas et recherchons dans quelle proportion interviennent, à chaque âge, les principales causes de la mortalité. Nous trouvons les résultats suivants :

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