‹ Traité de pathologie générale v. 1 (volume 2)Chapitre 89 sur 185 · FERNAND WIOAL FERNAND BEZANÇON · texte numérisé non relu

FERNAND WIOAL FERNAND BEZANÇON

lYofesseur agrégé à la Faculté de médecine. Professeur agrégé à la Faculté de médecine,

Médecin des hôpitaux. Médecin des hôpitaux.

Les progrès des sciences biologiques ont doté la médecine de méthodes de laboratoire dont l'application à la clinique assure au diagnostic et au pronostic des maladies une précision plus gi'ande et quelquefois même une, rigueur toute scientifique.

Le diagnostic des infections a surtout bénéficié des méthodes nouvelles. La maladie infectieuse tirant son individualité bien plus de la cause spécifique qui la détermine que deâ symptômes ou des lésions anatomopathologiques qui la caractérisent, certaines méthodes de laboratoire qui ont précisément pour efTet de mettre en vedette lagent pathogène prennent au point de vue diagnostique une valeur que ne peut atteindre la plus minutieuse séméiotique : ainsi la constatation de bacilles tuberculeux dans les crachats ou d'une réaction agglutinante vis-à-vis du bacille d'Eberth dans le sang d'un malade entraînera, mieux que tout examen clinique, la preuve absolue que le malade est tuberculeux ou qu'il a la fièvre typhoïde.

D'autres méthodes de laboratoire qui ne sont plus spéciales aux maladies infectieuses, mais qui sont applicables au diagnostic de toutes les maladies, telles que l'examen cytologique du sang et l'étude des urines, peuvent aussi rendre de grands services au clinicien pour le diagnostic ^es maladies infectieuses. Elles n'ont jamais cependant la valeur spécifique des méthodes qui servent à déceler l'agent pathogène; elles compétent la séméiotique en révélant certains symptômes qui, par leur délicatesse, échappent à l'investigation clinique, mais les renseignements fu elles fournissent, si importants soient-ils, ne suffisent jamais à eux seuls \ établir le diagnostic de la maladie. La constatation dans le sang d'un ^bricitant d'une hyperleucocytose polynucléaire pourra aiguiller le dia- ^oslic dans une certaine direction, éveillera l'idée d'une affection fran- '^^'ïicnt inflammatoire, mais ne permettra pas à elle seule de dire s'il ^git d'une pneumonie, d'un érysipèle ou de toute autre maladie du même

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[F. WIDAL et F. BBMANÇON.}

groupe; la constatation dans Turine de la diazo-rcaction d'EhrIich per» mettra d^écarter certains types dans le groupe des maladies aiguës, mais n'autorisera pas à affirmer comme le sérodiagnostic que Ton est en présence d'une fièvre typhoïde et non d'une septicémie ou d'une granulie.

Nous étudierons spécialement les méthodes de laboratoire directes ou indirectes qui servent à révéler l'agent pathogène. Nous rappellerons ensuite sommairement les résultats donnés au point de vue diagnostique par la recherche de la diazo-réaction et par Tétude cytologique du sang.

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