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858 LES INTOXiaTIOxNS.
vation d'un individu qui succomba pour aToir reçu 0*^,04 de cocûne do» la paupière, et Sims signale un cas de mort en vingt minutes, après iqection de 0^%8 dans Turèthre, mais Ricci a vu guérir un homme i qui Fod avait introduit sous la peau l'%25 de cet alcaloïde.
Il semble donc qu'à mesure que les fonctions nerveuses se perfectioimat et se compliquent, les résultats deviennent de moins en moins fixes, a même temps que la sensibilité aux agents toxiques devient de plus a plus grande.
La détermination des équivalents toxiques présente certainement une importance considérable, mais ne peut suffire à établir la dose mortelle, ni même la dose dangereuse pour l'homme. Ce sont les laits obsenf> en clinique qui seuls nous renseignent à ce sujet.
L'intoxication pendant la Yie fœtale. — Le fœtus des Hammilem n'est rattaché au monde extérieur que par les vaisseaux placentaires; Aa lui, par conséquent, les toxiques pénètrent directement par la cireulatioD, en passant par l'organisme maternel. Chez la plupart des autres êtres, l'œuf est plongé dans le milieu cosmique, liquide ou gazeux; aussi peut-il être atteint plus facilement par les poisons, et cette disposition a été mis^ à profit par les nombreux expérimentateurs qui ont opéré sur des œufs de poule ou de grenouille, et se sont proposé, soit de comparer la résistance de l'embryon à celle de l'adulte, soit de modifier le développement et de créer ainsi des êtres anomaux. Nous reviendrons sur ce dernier point dans le chapitre consacré aux modifications héréditaires, consécutives aux intoxications ; il suffit actuellement de considérer le mode de pénétration des toxiques pendant la vie fœtale.
De nombreuses expériences ont été faites dans le but de déterminer le passage des substances toxiques ou médicamenteuses à travers le placenta. Dès 1817, Mayer, administrant du prussiate de potassium à des femmes sur le point d'accoucher, retrouva la substance dans l'urine du nouveau-né: en 1 859, Albers donna une démonstration analogue chez les animaux. Depuis cette époque, la question a été reprise par un grand nombre d'observateurs : il est établi aujourd'hui que beaucoup de substances traversent le placenta et que quelques-unes passent dans l'eau de l'amnios; c'est re qui a lieu pour l'iodure de potassium et le sulfindigotate de soude. Un s'est même demandé si le fœtus n'ingérait pas les substances toxiques en avalant le liquide amniotique ; cette théorie n'est guère soutenable. car le plus souvent ce liquide ne contient pas de poisons ; ceux-ci s'accumulent dans le placenta, qui représente en même temps la voie d*entrée et la voie de sortie.
Voyons donc quels sont les résultats obtenus dans cette question, en nous appuyant sur les travaux des divers expérimentateurs et surtout sur les recherches si précises de M. Porak.
Un grand nombre de substances métalliques, l'arsenic, le plomb, le phosphore, l'iodure et le bromure de potassium, le chlorate de potasse