‹ Traité de pathologie générale v. 1 (volume 3)Chapitre 33 sur 152 · MAUDIES DE LA NUTRITION · texte numérisé non relu

MAUDIES DE LA NUTRITION

La nutrition est troublée par les altérations du milieu extérieur, auquel les v^étaux empruntent l'air respirable, les aliments liquides ou gazeux, Ténergie lumineuse ou calorifique. Elle est compromise plus directement encore, quand les parasites, fixés sur le végétal ou plongés dans les tissus, consomment les produits accessoires issus de l'activité du protopbsma, quand les liquides sécrétés par les parasites, les fluides toxiques Tenus du dehors, transforment chimiquement le milieu interne dans lequel

vit le protoplasma. Elle est abolie dans un domaine plus ou moins fait par un cerûin nombre d'actions chimiques ou traumatiques, d'origii cosmique ou biologique.

Altération des sources de substance et d'énergie. •

A. Le besoin d'oxygène libre est aussi urgent pour les plantes aérienn que pour les animaux terrestres. II suffit de placer une plante dans ai atmosphère d'hydrogène, pour arrêter les courants protoplasmiques inti cellulaires, la multiplication des cellules, l'assimilation des réserves an lacées, etc. Si j'écarte les conditions anormales de l'expérimentation, I tiges feuillées ne courent guère de risque d'asphyxie, car l'oxygène déga par l'action chlorophyllienne assure une longue résistance dans une alno sphère confinée. Les racines sont moins tolérantes. Les plantes à radii profondes ne peuvent vivre au voisinage des sources thermales qui dé( gent beaucoup d'acide carbonique dans l'atmosphère souterraine. I racines pourrissent dans les peuplements de Conifères où une converti] trop dense soustrait le sol aux changements de température et à la c culation de l'air qui en est la conséquence. Le même phénomène se pi duit quand on enterre un tronc jusqu'à une hauteur suffisante pour em| cher l'air d'arriver aux racines (^). Une remarquable observation de 'S tieghem (') a démontré que, dans les sols trop compacts, où Fécoulemc de l'eau se fait mal, où l'air ne se renouvelle pas, l'altération des racii est le résultat immédiat de l'asphyxie, en dehors de toute action pan taire. Dans un tel milieu, les racines de pommiers dégagent une quant d'alcool suffisante pour être reconnue à l'odeur. A défaut de la fixai! d'oxygène libre sur ses composés organiques, la racine puise l'éneq nécessaire à son activité dans la décomposition de ses réserves sucrées la façon des levures soustraites au contact de l'air. Les cellules qui, ds les racines normales de même âge, renferment du sucre et de l'amidc sont profondément dégénérées et l'arbre entier dépérit.

B. L'eau n'est pas seulement un facteur des propriétés physiques et l'aération du sol. Elle est un aliment et le véhicule des autres alima absorbés par la racine. L'excès d'eau dans le sol détermine des troub dans la nutrition générale, surtout si la chaleur en active l'absorption, l'état hygrométrique de l'air empêche l'évaporation de suivre la ni& progression et si le défaut de lumière entrave le travail de l'assimilatii On voit alors les cellules des feuilles se gonfler au voisinage des ten naisons vasculaires et former des tumeurs transparentes, nommées ] Sorauer intumescences ou nodosités selon leur consistance. Dans les t sus mous des fruits de l'oranger ou du poirier, la dilatation hydropic des éléments profonds fait éclater les tissus superficiels et cause la mi die appelée crevassemcnt par Savastano. L'œdème, la gerçure des tron

(*) Uartig, Traité des maladies des arbres, trad. française, 181H. *) Van Tit:(.iit:)i, Bulletin de la Société botanique de France, t. XXVI, 1870.

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