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TERMINAISON DES MALADIES

guérison s'obtient aussi par la destruction des poisons effectuée dans l'économie sous Tinfluence de divers organes, en particulier du foie.

Dans les auto-intoxications, la guérison est obtenue quand s'est faite rélimination des substances nocives et que cesse de se faire leur production, quand il ne s'agit pas, bien entendu, d'une auto-intoxication par simple fermeture d'un émonctoire.

Quant aux diathèses, ce sont des tempéraments morbides, des manières d'être de la nutrition ; elles ne peuvent guérir d'une façon complète. Les effets du trouble nutritif se suspendent de temps à autre ; une manifestation remplace une autre manifestation ; mais ce n'est pas la guérison de la maladie au sens véritable du mot, c'est simplement la guérison d'une manifestation. Ces guérisons de manifestations diathésiques ne sont rien autre que des améliorations dans les mutations nutritives sous l'influence de l'hygiène ou de la thérapeutique ; mais les manifestations se reproduisent sur le même point ou sur un autre, sous la même forme ou sous une autre forme dès que la modification heureuse passagèrement apportée aux élaborations nutritives cesse, ce qui ne peut manquer de se produire, ladiathèse étant un tempérament morbide.

Dans les maladies purement fonctionnelles, la guérison est le plus complète, puisqu'il n'y a pas d'altération anatomique; il suffit souvent que leur cause productrice cesse. Les névralgies en sont des exemples.

Dans les maladies des organes, avec altérations anatomiques, la guérison est le résultat d'un processus de réparation, les épithéliums se reformant, ou de cicatrisation (tubercule (ibreux, cicatrice de l'ulcère de Testomac), ou d'une compensation, d'une véritable suppléance exercée pour le rétablissement d'une fonction importante par un autre organe s'il s agit d'organes pairs, ou par d'autres parties d'un même organe qui subissent une hypertrophie ou une suractivité fonctionnelle.

En somme, dans toutes les maladies, le processus de guérison est le résultat de la défense de l'organisme qui combat l'infection, élimine et détruit les poisons, répare les atteintes faites à la structure de ses organes, et reprend ses fonctions.

En clinique, la guérison peut se faire par un état intermédiaire entre la santé et la maladie, c'est la convalescence. Cette convalescence se rencontre dans les maladies qui ont eu une certaine intensité et une certaine durée.

Elle a elle-même une durée plus ou moins longue, mais cette durée est considérablement réduite si la maladie a été marquée par une crise comme dans la pneumonie, plus longue au contraire s'il s'agit d'une fièvre typhoïde dont le déclin est habituellement marqué par une descente en lysis. La durée de la convalescence tient aussi à l'âge et à l'état de santé antérieur du sujet. Chez les adultes et les enfants, la convalescence sera courte; elle sera traînante chez le vieillard. Elle le sera aussi chez les sujets antérieurement débilités, à résistance insufGsante.

Dans les infections fébriles, une des caractéristiques de la convalescence

^ ËVOLITIO^ mS lALAlIffiS.

€Kt la défervescenw. CVsl une diimw'îe importante^ ce n'e*5t pas b seule. U faut encore que U^ liëtiuf et let^ oipoie^ qm mai été trouUés pendant 1^ maladie repreiiueut leur êtai uormaL Itam^ la pneomoDie, les parties anté — rieuremeut iiépali«êe«^ doivent permettre la libre pénétraticHi de Tair : danï^ la tièvre t>|ibiûde< TinteKtiu ne doit pas traduire sa lésion antérieure par^ la diairhée ou la douleur; dans les fièrres én^ves, le reFétement cutané ne doit plus présenter ni rou^or, ni soiotion de contimiiiê ; on y peut constater la préseope de squames qui se détacbenl d^on tégument en Toie de réparatAcn.

Les grandes perturliatioas de rinfedîon. trc^iiUes oerpeux, circula— toires^ urinaires« etc.^ ont disparu pendant la période de conTaiescence. 11 doit donc rester fort peu de symptômes pourcancténsiT cette période: en effeL elle ne consiste guère que dans un état de faiblesse, d^anémic^ consécutive à Tinfeciiou et dans une Tulnéraliilité eitrêine de Torganisme et plus particulièrement de Torgane où s^est de prelerefice localisée Finfection.

Cependant cette convalescence peut ne pas conduire sans encombre à la guérisou. lies troubles nerveux pourront même en marquer le début : le délire passager pourra se manifester, comme je l'ai observé une fois après la crise dans la pneumonie. La diphtérie pourra présenter ses paralysies. La scarlatine pourra, pendant la convalescence, se compliquer de néphrite ou de pseudo-rhumatisme.

Cette période de la convalescence pourra encore être interrompue par une rechute, ainsi que la chose s'observe souvent dans la 6évre typhoïde chez les sujets dont Thygiène alimentaire est défectueuse.

Si la convalescence se poursuit sans complication, au bout de quelques jours ou de quelques semaines, le sujet pourra reprendre sa vie habituelle, intellectuelle et végétative, alors la guérison sera obtenue. Il en résulte, pour certaines infections, un état nouveau. Timmunité.

Les infections locales ne passent pas non plus brusquement à la guérison : elles comportent une période de convalescence, en rapport avec l'état des troubles locaux. Dans la pleurésie, par exemple, le retentissement général, la lîè\Te a cessé, mais ce n'est pas encore la convalescence si l'état local persiste. Cette convalescence ne commence que quand le liquide épanché est résorbé et que l'auscultation fait percevoir les frottements de retour. Puis au bout d'un certain temps, ces frottement'^ disparaissent, alors la guérison est complète.

Dans toutes les lésions locales, qu'elles soient infectieuses ou non, on trouve une période de convalescence, elle précède et indique le retour à l'état normal, elle se traduit le plus souvent par le rétablissement de la fonction. L'ictère arrive à convalescence quand la résorption biliaire est supprimée, la néphrite quand ralbuminuric disparait, renléritc quand cesse la diarrliée; c'est bien la convalescence, car le sujet est exposé à la rei;hute wius la plus légère influence, le moindre écart de régime, les variations de la tem()ératurc extérieure. La guérison arrive enfin lorsque

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