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GUÉRISON

la fonction continue à se faire normalement, alors que le sujet a repris son jîonrc de vie habituel.

Les intoxications comportent aussi une période de convalescence. Les inconvénients de l'intoxication par Toxydc de carbone n'ont pas totalement disparu chez un sujet parce qu'il aura été arraché à l'asphyxie.

Les intoxications aiguës du tube digestif auront augmente pour un temps la susceptibilité de Testomac ou de l'intestin, et la guérison ne se fera qu'après une période de convalescence pendant laquelle le tube digestif reviendra peu à peu à l'état normal.

Si les intoxications aiguës ont déjà par leur simple passage troublé le fonctionnement de certains organes, et si la guérison ne s'établit pas d'emblée après leur élimination mais nécessite une période de convalescence, on comprend que, dans les intoxications chroniques, alors que la morphine, l'opium, le mercure, le plomb ont pénétré fortement les parenchymes, les éliminations ne soient pas suivies de guérison brusque. Il y aura encore ici un état intermédiaire entre la santé et la maladie, c'est-à-dire une période de convalescence.

La guérison ne survient donc le plus souvent que lentement et graduellement ; il semble qu'au moment où la cause morbifique cesse son action la convalescence s'établisse et que la guérison ne soit effectuée que le jour où l'organisme a complètement réparé les brèches faites à son inté- «rritc ou les pertes qu'il a subies pendant la maladie.

On comprend, par suite, très bien qu'il puisse y avoir guérison sans cet intermédiaire de la convalescence, dès la disparition de la cause morbide, si Torganisme n'a subi aucune altération. Un corps étranger déterminant des phénomènes mécaniques qui aboutissent à des troubles fonctionnels, on déterminant au loin une action réflexe, produira une maladie qui guérira d'une façon immédiate dès la suppression de sa cause.

Une névralgie sans altération du nerf cessera brusquement d'être douloureuse et la guérison sera aussitôt réalisée.

La guérison brusque est la règle dans les maladies fonctionnelles, la ^lérison nécessite l'intermédiaire de la convalescence chaque fois que ^organisme répare ses pertes et ses lésions.

Passage à l'ôtat chronique. — Certaines maladies comportent une phase aiguë et une phase chronique. D'autres maladies sont, au contraire, chroniques d'emblée.

Parmi les maladies qui sont chroniques d'emblée, quelques-unes le sont d'une façon habituelle, d'autres d'une façon inconstante. Sont constamment chroniques d'emblée les maladies qui exigent un temps très long pour leur production : telles les diathèses, dont la perversion nutritive reste longtemps latente et qui, une fois constatée, est toujours chronique. Sont encore toujours chroniques d'emblée les maladies de révolution conmie le rachitisme ; d'ailleurs, ici les perversions nutritives se retrouvent.

Certaines infections sont constamment chroniques, comme la s^'phili^^.

Les scléroses des viscères et des centres nerveux, à cause du tem|>s nécessaire à leur production et de la lenteur de leur évolution anatoniiquc*. sont aussi constanunent chroniques.

D'autres maladies peuvent ne se manifestera Tétat chronique que d'une façon inconstante, et cela est sans doute en rapport avec Tune quelconque des causes de leur production. La tuherculose pourra être chronique dVmblée parce qu'elle aura été produite par un germe peu virulent ou (|uVlle évoluera sur un terrain très résistant. La carcinose pourra être aiguë ou chronique.

Les intoxications se présenteront aussi d'une façon inconstante sous la forme chronique et cette chronicité est ici en rapport avec la dose et la durée de la pénétration du toxique : l'intoxication chronique provient, on effet, de faibles quantités de poisons dont l'absorption se répète.

Les auto-intoxications peuvent se manifester aussi, soit à Tétai chronique d'end)lée, soit à l'état aigu, et ici encore la quantité du poison produit, la répétition de sa production, les facilités ou les difficultés de l'élimination seront les éléments qui feront ici la forme aiguë, ailleurs la forme chronique.

Parmi les maladies qui, dans un cas, ont une évolution chronique et dans une autre une évolution aiguë, il importe de signaler toutes les inflammations des muqueuses et des séreuses. La bronchite ici sera chronique, ailleurs elle sera aiguë; il en est de même de la gastrite, de l'entérite. La pleurésie, suivant les cas, sera aiguë ou chronique ; il en sera de même de la péritonite.

Mais si certaines maladies sont toujours chroniques, si d'autres peih vent être indifférennnent ou aiguës ou chroniques, si enfin le passage à l'état chronique est l'un des modes de terminaison des maladies aiguës, ce serait une erreur de penser que le passage de l'état aigu à l'état chronique renferme en lui toute la synthèse des rapports entre l'état aigu et l'état chronique.

Dans bien des cas, en eflet, l'état aigu survient en pleine période d'état chronique ; quehjuefois même il constitue l'un des modes de terminaison de la maladie. La tuberculose chronique présente souvent des poussées aiguës, et c'est parfois une tuberculose aiguë qui met fin à la maladie.

Ce (jui est vrai pour l'infection chronique, l'est aussi pour l'intoxiciilion : l'alcoolisme chronique aboutit parfois au delirium tremens, et la dyscrasie saturnine est parfois depuis longtemps constituée quand apparaissent les phénomènes aigus de la colique ou de l'encéphalopathie.

Knfhî les lésions de certaines parties du système vasculaire, comme l'aorte, ne s'observent guère à l'état aigu que consécutivement à l'éUit chninique : l'aortite aiguë, en effet, ne survient guère qu'après l'aortite chronique.

Il ent plus commun, quand on envisage les rapports de l'état aigu

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