‹ Traité de pathologie générale v. 1Chapitre 134 sur 139 · HATE · texte numérisé non relu

HATE

du premier àgc (Médaie) et même de ladultc (Marriott, Lancet 1895), les cirrhoses, la lymphadénie, le nichitismc (Luzet); 2® avec déformation : dans les tumeurs (cancer, kystes hydatiques).

Quand Taire de la matité est accnie beaucoup, le son de percussion est d'une matité plus franche parce que l'épaisseur de la rate est augmentée aussi. La pointe du cœur peut être refoulée dans le quatrième espace intercostal. La matité de la rate peut aller rejoindre le bord gauche du foie pour former un angle spléno-hépa tique. On a vu prendre une rate kystique pour un kyste ovarique.

L'auscult^ition de la rate permet de percevoir des frottements péritonéaux (péri-splénite), que provoquent les mouvements rospiratoir(»s, la pression du stéthoscope, les contractions intestinales et qui varient comme timbre et intensité du frôlement doux et sec au bruit râpeux de cuirneuf.

Des bruits vasculaires (souflles continus ou intermittents) ont été perçus au niveau de la rate dans le courant de l'accès et principalement au début du stade de frisson de la fièvre intermittente, par Griesinger qui les compara aux bmits placentaires que Ton perçoit chez les fenunes enceintes et qui les rapporta aux gros troncs veineux de Tabdomen. Mosler, les trouvant moins intenses dans le stade de chaleur que dans le frisson et nuls dans Tapyrexie, les attribua au spasme des artères spléniques. 11 les entendit aussi dans un cas de fièvre récurrente.

Schutzenberger a signalé dans une tumeur leucémique un bruit de souffle isochrone au pouls et ayant le timbre du souffle utérin. Gerbardt a constaté dans un cas d'insuffisance aortique un double souffle sourd au niveau d'une tumeur pulsatile de la rate. Enfin M. Houchard a entendu un souffle splénique systolique chez une femme atteinte d'une dilatation générale du système veineux avec grosse rate dont il a donné la descripticm.

Le souffle systolique de la région splénique a été signalé par Roser (Bull, de VAcad. de méd., 1862) dans le cours de splénomégalies de longue durée, par Schfitzemberger {Gaz, méd. de Strasfwimf, ISfiO) dans la leucémie, par Naissuriauz (Saint-Pétersbourg med. WocIl^ 1888) dans la malaria. L'étude (»n a été poursuivie par Bouchard {France médicale, 1889), par Leudet (Rev. de méd., 1890), par Testi (Congrès de Rome, 1891) et Capelletti {Rifonnamedica, 1893). Suivant ce dernier auteur, « c'est un souffle doux, nettement systolique, ne variant pas lors des changements de positi(m du malade, ne se modifiant pas par le dé[)lacement de la rate, par le météorisme; variant un peu selon la pression du stéthoscope, diminuant et augmentant avec le volume de la rat(». Ce souffle n'est pas un bruit propagé du cœur ou du poumon ; son maxinuim se perçoit sur un espace de 2 à 5 centimètres carrés, sur une ligne verticale^ parallèle à la ligne axillairc et passant par le milieu de la clavicule (*). »

On peut, dans des cas exceptionnels, procéder h la ponction exploratrice

(*: Beza?(cox« Loc. cit.

de la rate au moyen d'une aiguille de Dieulafoy très fine, avec Tasepsie la plus rigoureuse. On se propose soit de reconnaître la nature d'une tumeur de la région $plcni2j[ue, soit de rechercher dans la pulpe splénique certains microbes pathogènes afin d'éclairer le diagnostic d'une infection générale du sang (bacille d'Eberth, parasites de la malaria). Cette ponction aseptique est d'ordinaire inoflensive; on a signalé cependant la possibilité de péritonite et surtout d'hémorragies intra-péritonéales ; pour les éviter, M. Cornil conseille de faire suspendre au malade tout inouvenienl respiratoire pendant la durée de la ponction.

Page 1