‹ Traité de pathologie générale v. 1Chapitre 16 sur 139 · I. — RECHERCHE DE L'ÉTAT PHYSIQUE DU S.OG · texte numérisé non relu

I. — RECHERCHE DE L'ÉTAT PHYSIQUE DU S.OG

L'appréciation des qualités physiques du sang ne nécessite l'emploi d'aucun procédé technique spécial. Il ne faut faire exception que pour la détermination de son poids spécifique.

Le procédé dont se sert Schmaltz(*) pour parvenir à cette notioii est fort ingénieux et très précis. Il consiste dans l'emploi de tubes capillaires d'une capacité d'un dixième de millimètre cube environ. Ces tubes, après avoir été nettoyés successivement avec de l'eau, de l'alcool et de l'éther, sont pesés au moyen d'une balance sensible à 0*%00005. Ils sont remplis d'eau distillée à la température du sang et pesés de nouveau. La diflérence du poids des tubes pleins et des tubes vides indique leur capacité exacte. Celle-ci étant connue, les tubes sont prêts pour l'appréciation du poids spécifique du sang. Supposons, pour prendre un exemple que M. Schmaltz a eu l'obligeance de me fournir lui-même, que le tub«' capillaire vide pèse 0,1203, que rempli d'eau il pèse 0,2254; sa capacité est par suite de 0,1031 . On le remplit de sang, et il pèse 0,2295 ; le sang seul pèse donc 0,1092, et son poids spécifique égale fj||, c'est-à-dire 1,059, ()oids normal dans le sexe masculin.

Ainsi que je l'indiquerai, le poids spécifique du sang subit à l'état pathologique des variations considérables, dont la détermination a été ingénieusement utilisée pour le diagnostic.

Page 1