‹ Traité de pathologie générale v. 1Chapitre 29 sur 139 · ÉTUDE SPECTROSCOPIQIE DES TRANSFORMATIONS DE L'HÉMOGLOBINE · texte numérisé non relu

ÉTUDE SPECTROSCOPIQIE DES TRANSFORMATIONS DE L'HÉMOGLOBINE

Or, celle-ci ne présente pas la même bande caractéristique a de Toxy- Wmoglobine, aussi bien lorsqu'on la recherche dans les tissus que dans \esang examine directement in vitro; c'est pourquoi Ton voit réapparaître le spectre continu au moment où l'oxyhémoglobine est réduite.

On assiste réellement à la consommation de l'oxygène du sang par les tissus, car, si Ton examine, comme je l'ai fait, le sang du pouce a^ant la ligature et le sang du pouce après la réduction, le premier apparaît coloré en rouge vermeil par Toxyhémoglobine qu'il contient; le second est rouge foncé et présente les réactions de l'hémoglobine réduite. La durée de la consommation de l'oxygène dans la phalange du pouce dépend de deux conditions principales : elle varie suivant la quantité d'oxyhémoglobine à réduire et aussi avec l'énergie des échanges dans les tissus.

On peut dire que la durée de réduction est en rapport avec l'abondance du combustible (l'oxyhémoglobine) et l'activité du foyer (les tissus du pouce).

Elle peut varier entre trente secondes et cent secondes, dans des confions qui ne sont pas nécessairement pathologiques.

Il faut donc réunir ces deux facteurs : la richesse du sang en oxyhémog'obineetla durée de la réduction, pour arriver à déterminer l'activité "cs échanges entre le sang et les tissus.

Pour étudier les modifications de la durée de la réduction en rapport ^^^ la quantité d'oxyhémoglobine, il suffit de calculer la quantité d'oxy- '^éîrioglobine consonunée en une seconde, ce qui s'obtiendra par la for- "^Ule suivante :

tji quantité d'oxy hémoglobine réduite en une seconde est égale au 9^otient de la quantité constatée dans le sang divisée par le nombre "^ secondes de la durée. On aurait ainsi des résultats comparables entre ^^X, mais il y a mieux a faire, c'est de les ramener à une unité qui repré- ^pntc la quantité réduite en une seconde à l'état normal, c'est-à-dire à ^ état physiologique moyen.

En d'autres termes, ce qu'il importe de connaître, c'est le rapport de * activité de la réduction observée chez l'individu plus ou moins sain avec l'activité qu'il devi'ait présenter a l'état normal, ou bien encore le rapport de la quantité d'oxyhémoglobine réduite en une seconde chez ce même individu, dans un état momentané, avec la quantité qu'il réduirait à l'état normal pour sa richesse en matière colorante du sang.

Or l'expérience m'a démontré que, chez l'homme vigoureux et bien portant, dont le sang contient 14 pour 100 d'oxyhémoglobiîie, la durée de réduction est de soixante-dix secondes; chez les individus dont le sang contient 13 pour 100 d'oxyhémoglobine la durée de réduction est de soixante-cinq secondes. Si l'on admet que la réduction se fait uniformément, on conclura que le premier en une seconde aurait consommé 14/70 pour 100; le second 13/65 pour 100, soit l'un et l'autre 0,2 de la quantité d'oxyhémoglobine du sang. C'est cette quantité qui est prise

m SKECTROSCOPIE DU SANG.

«roiiirric imité d'activité de réduction, et une formule très simple permet de calculer l'activité correspondante à des durées de réduction et à des «{uantités d'oxyhémogloliine déterminées.

I/activilé de réduction est égale à :

quantité d'oxyhémoglobine durée de réduction

«•n d'autres tonnes, Tactivité de réduction exprimée en unités d'activité est ég^de à 5 fois le ([uoticnt du chiiTrc exprimant la quantité d'oxyhémoglohine pour 1(K) par le chiiTrc exprimant la durée de la réduction.

Dans la prati([ue cette formule peut être simplifiée de la manière suivante : on divise par 2 le (piotient de la quantité par la durée et Ton tiiiiitiplie par 10.

L'activité de réduction ainsi évaluée exprime l'activité des échanges <Mitn^ le san^ et les tissus dans une partie de l'organisme, la phalange du pouce, c'est-à-dire un organe comprenant la peau et son tissu sous- < uUuié, les vaiss<*aux dermiques, en plus du tissu tendineux, et un os, la phalangette.

(hi peut considérer les résultats obtenus comme exprimant la plu» grandi» partie des phénomènes d'échanges, et en particulier les phénonu^Mies de la consonnnation de l'oxygène par les tissus avec les transformations aérol)i(pies des éléments cellulaires, c'est-h-dire d'excrétion d'af^ide carhoniipie, d'urée, de pigments. Dans tous les cas, c'est la réduction de roxyhénioglohine qui fournit l'oxygène nécessaire aux mutations respiratoires, plus importantes encore pour les fonctions de relation vi de défense dt* Torganisme ([ue pour les mutations nutritives proprement dites.

Kn outre, l'étude de l'activité comprenant l'analyse quantitative de roxyhénu)glol)ine« elle nous fournit des documents d'une importance extrême dans l'étude «le la nutrition, et en pathologie générale.

DE LACTIVITÉ DE LA RÉDUCTION DE fL'OXYHÉMOGLOBINE

l/acti\itè de la réduction de l'oxyhémoglohine se modifie incessamment suivant les moments physiologiques et les influences de milieu : soumise au\ uïèmes tluctuations i\{w le pouls, la respiration, la température aniuudo, la production de Turée. elle subit, comme ces diverses manifestatituis tlu fonctionnement de l'organisme, l'action de ces mille causes qui intluencent à tous les instants les conditions de notre existence.

A Têtat pinsiologitpu* il est |H^ssible do déterminer les lois de ces >arialions. puisque les unes reviennent (H^riodiquement* régidières connue le jeu des fonctions nutritives, les autres se proiluisant passairère-

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