PERCUSSION DU CŒUR
fienl peut-être de ce que dans la maladie de Corrigan le cœur gauche est pendant longtemps à peu près seul intéressé, et que la gène ne se maniieste à un degré sensible, que lorsque les deux cœurs sont atteints par Hypertrophie. En général, il semble que ce sont surtout les adolescents, les jeunes gens ou encore les sujets âgés, mais forts et vigoureux, qui présentent le plus d'hypertrophie du cœur pour une lésion donnée, si tant est qu'on puisse comparer les lésions entre elles et leur influence sur le fonctionnement de Forgane.
Quand laugmcntation de volume du cœur intéresse spécialement le fentriculc gauche (insufTisance aortique, néphrite interstitielle), le bord do poumon gauche est refoulé en dehors et la matité augmente en dehors et en bas. Au niveau de la ligne mamelonnaire, le diamètre vertical peut atteindre dans ces cas 10 à 12 centimètres (au lieu de 4 à T)), sa limite inférieure arrivant à toucher la 7' ou la S'^ côte. La figure de la matité est alors presque celle d'un ovale (*).
Dans la dilatation du ventricule gauche, d'après Samson, le contour de la matité de la pointe, au lieu d'être triangulaire comme dans le cas précédent, deviendrait arrondi; l'extension de la matité se ferait en outre plus en dehors qu'en bas. Les caractères du choc de la pointe, dans cette circonstance comme dans beaucoup d'autres d'ailleurs, sont à notre avis un élément de diagnostic plus sérieux que les dilTérences dans la ferme de la matité, bien difiiciles à apprécier pour ceux qui n'ont pas une tm grande habitude des finesses de la percussion (*).
On admet que, dans la dilatation et l'hypertrophie de roreillette gauche, comme on les observe dans les lésions miti*ales, il y a augmentation de la matité verticale du cœur, la limite supérieure pouvant atteindre k 2* espace gaudie.
Lliypertrophie ventriculairc droite, que la palpation seule permet déjà de diagnostiquer presque à coup sûr, se traduit à la percussion (qu'elle Mit consécutive à une lésion cardia(|ueou pulmonaire), par une matité de la région rétro-stemale qui est sonore à l'état normal. Ce signe n'a qu'une 'ileur relative, car on peut en elfet l'observer en dehors de toute afl*ec-
Cj Siorri-LLA (Inlern, klin. Rundêch., 1893) a réuni de nombnrux cas dans lesquels la P^'CttûoD pratiquée dans le décubitus dorsal ne |)ennetUiit pas d'apprécier l'augmentation de ^^ du cœur, tandis que celle-ci devenait très manifeste quand on faisait prendre au N^ la position debout. Cette anomalie se rencontrerait surtout dans l'bypertrophic du ^''^rgaudie qui accompagne les lésions aortiques ou It néphrite interstitielle.
C] L'opinion courante, d'après laquelle l'exituilal fiéricardique et la dilatation du cœur se ^^Éreneient facilement par la percussion, a été récemment combattue par plusieurs auteurs f^*8«iDd», notamment sichott et Fûrbringer (Congr. f. innere Med., IHOl). Pour arriver * un diagnostic précis dans les cas douteux, ces auteurs ont conseillé, le premier l'emploi ^*Vx6em gymnastiques appliqut'^s métliodiquement (ceux-ci auraient une action manifeste et '^lÂle en cas de dilatation cardiaque et un etfet nul s'il s'agit au contraire d'épanchements ^nardiquos), le deuxième l'emploi de la ponction exploratrice qui, parait-il, n'olTrirait aucun ^hger quand elle est pratiquée avec précaution. S'il y a du danger, dit M. Fûrbringer, à tnuîpercer le muscle cardiaque, il n'y en a pas à le piquer.
fj suffit d'énoncer les dangers auxquels de pareils procédés exposent les malades pour qu'on e fooge pas à en diicuter la valeur pratique.
tion cardiaque chez les sujets présentant une dépression plus ou moim marquée de la partie inférieure du sternum.
La dilatation avec hypertrophie de Toreillette droite se révèle à la pe^ cussion par une matité occupant la région rétro-sternale et dépassant le bord droit du sternum de 1 à 2 centimètres au niveau des 3**, 4* et 5*ca^ tilagcs.
Parmi les causes pouvant produire une augmentation de la matité dans tous les sens, les auteurs rangent la myocardite scléreuse hypertrophiqne où elle serait due à la dilatation du cœur et aurait la forme arrondie. Od la distinguerait de celle qu'engendre la péricardite avec cpanchement par Tabsence de l'encoche de Sibson et surtout la persistance du chocprècordial. Pour nous, il n'y a aucune raison de considérer spécialement cette lésion qui rentre dans Thypertrophic du cœur envisagée d'une manière générale.
Cette même espèce d'augmentation de la matité se retrouve dans h symphyse du péricarde des enfants et des jeunes sujets qui, on le sait, s'accompagne fréquemment d'hypertrophie et de dilatation cardiaques. Elle est remarquable par sa fixité dans les diverses attitudes que peut prendre le malade (^).