INSPECTION
KVi*Ui normal, les pul^lions des artères, même les plus grosies et *f> [ïlîis siiperrkuellfs, sonlàpcuno percoptihlos h \\m\ nii. Quand raetion u cfpur c^t aecélcree rt an^uneiitee, a^^ pulsations se Iraduit^rnt mun Mine de bittemcnt* vifs, plutiU d'une trenuilalioii rythmique h liMpiolle n a donné le un ni ûv dftnM* flea ttrtêri'n.
Lp phcnotnèm^ est surtout apprécialdi* au niveau des carotides. Dans I(»s 15 le* plus accentués, on ie rcnconlre i^iir des points plus éloignés du œur : tem[K»raies, artèros des im*iuhres. 11 peut se produire sous influence de causes non p*ithologiques (elTorls pliysiques^, éuiotions nés); la durée en est alors toujours éphémère et la sif!;nifieatîoii dia> ^noslîque nulle. Il en est autreuinut dans certaines alTcctions s^icconiignaiit d'hypertrophie du ventricule ^^anehe, notamment dans riusufbiacc aortique. Ce phénomène avait déjà attiré ratleution de Corrigau. I Quand on cvaniine â nu un individu affecté de cette maladie, dit-il, on «trmppê de la pidsation singulière qui cxist*^ dans toutes les artères de ilêlis du cou et des meiuhres supérieurs : k chaque diastole du cœur, m vint ces vaisstiaux soulever la peau » ('). Dans cette maladie, la conlilioii Tavorisanle spéciale paraît être 1 ehislicité artérielle. On rei>eontre Wtpjemmcnt la danse des artères cpiand Tondée sanginne est hrusque et I tension plus ou moins ahaîssée. Presque constante dans rinsutlîsance fjrtjque des jeunes, d\irigine euilocardique, elle est ordinaireineot loins accusée et jïeut faire défaut dmis T insuffisance d'origine athêrolaleuse* Au lieu de se montrer snr un grand Uf^uhre de vaisseaux, elle mt être striclemcnl limitée à la région flu cou. Tel est le cas de la malae de Basedow, la tachycardie paroxystique essentielle, certaines formes fepéricardile et quelques autres états pathologiques rares et mal catapés. Normalement, même chez les sujets très amaigris, il ne doit pas avoir de haltemeuts artériels visihles rlans le triangle limité, en dedans irlr steruu*mastoïdien, eu bas pai' la clavicule, eu dehors et en haut ir romoplato-hyoïdien.
t. ^iUUÊUkUii [Âcadimic des t^itnce», ISOÔ] a sppliquf: les m vans de Htïntgi ii uu à\^ i»»»Uc (!i?5 iii^^ïrismes de riorte ; l'ironir *iin ce qu'on f»cut aUi^rtiIre i\ç c*^ nouvi^aii moyen Viplurstiiiti. .S'il [M'irncUâit un jour ■ri^^'slmi^r cxarlt^ment îc viiLumc tlii cœur, U h!I'AiI irun ^^'\\\ !>0(.i>uf3* on «r^mioUif^ie i'ariiifl(|uc!.
!*! l>t. rc*tiin v\ n4»inlii fant rem un [lier fort justement que « aous FJnilucnce dt' ee» «lU»ma* |^<^* lïïiitinuellr* ih* rliïtenswn el lii' retraitt kt ïirtÈrcs ne tardent p«s â ricvenir flesneuses, en ''î'nip U-mjis qu'elîi'S JiUfçméMtonl le di«mp île l«^UJ^s lîjcnrsînu* ; anaai ■|jpraïs«'nt-flk'â côiuinc gnirtifiii^ fiioliili:^* et ruuli'nl-i'Ue^ »4hjb Le doï|çt comme «i elles lloltaieiit iJims une ^aîne trop P* pcMir le* mnlt'ntr. Celte np^iarencc v%\. encore ciag^érte %i l'on fait élever verttcalemenl ■ tiPH *tf?a malflite-B, de ïwqim à favorisËr le retour du Sttn^ dans r«orle. A cli«que contridion ^jï'iculairv* Tarltire liumi'nlf^ esl portée briis*|ueiïicnl en ai'flut et en deîiora, pour reprendre
'^Uiation nunnsie brs cîe la p»tisi.' ciirdiiHttit: d.
L'inspection des artères renseigne également sur l'existence de leurs flexuosités anormales. On recherche d'habitude ce signe pathognoraonique de Tathérome au niveau des temporales et des radiales. Venncman|') a signalé une exagération de l'ondulation des artères rétiniennes chez les sujets atteints d'hyperkinésie du cœur ou de cardiopathies fonctionnelles sans signes stéthoscopiques. Thoma croit que ces anomalies de courbure tiennent à Tartério-sclérose au début. A propos des renseignemenb^ que p<»ul donner l'inspection des artères de la rétine, il est bon d'ajouter qu'à l'état |»athologiquc seulement on observe un pouls rétinien visible. Râhlmann a montré (•) qu'il reconnaissait rarement pour cause ime affection de Tcril et qu'il était presque toujours au contraire le signe local d'une anomalie de la circulation générale pouvant être d'wi grand poids dans le pronostic des affections du cœur et des vaisseaux.
L'inspection permet aussi de se rendre compte d'un phénomène qui, bien que ne se passant pas dans les artères, nous paraît devoir être sijpialé ici. Il s'agit du pouls capillaire décrit sur les vaisseaux rétiniens par Qiiincke, de Kiel, en I8G8. Eichliorst admet qu'on peut Tobserver sur les capillaires de la matrice unguéale chez les sujets bien portants. Lebert et Quiniîke l'auraient trouvé très accusé au même niveau, dans l'anévrisme de l'aorte, la chlorose et diverses autres affections. Quoi qu'il en soit de l'affirmation de ces auteurs, à notre avis on ne rencontre pas le phénomène, tout au moins d'une manière incontestable, en dehors de la maladie de Corrigan. Quand l'ongle de la main est légèrement comprime (;n un point de manière à produire une tache blanche entourée d'une zone rouge, on voit celle-ci empiéter à chaque systole cardiaque sur la partie décolorée pour rétrocéder à chaque diastole. C'est en cette région qu'on a coutume de le rechercher, c'est là où la constatation en est le plus facile. On l'observe encore siu* d'autres points du corps(*). Le pouh capillaire unguéal est de règle dans l'insuflisance aortique, dont il constitue un des meilleurs signes périphériques, au même titre que lepoul* de Coriigan et le double souffle crural. Comme ces derniers, il est surtouttrès net dans rinsuflisance aortique des jeunes, faisant souvent défau* quand Tathérome est clause de la lésion orificielle et dans tous les cas(H^ l'impulsion cardiaque est affiiiblie, notamment quand il existe des lésioi^ = mit raies concomitantes.
L'inspection peut encore nous renseigner sur l'existence d'un phénc^*
(*) Vennkîiw, Académie do médecine de Bnixelles. 1891,
(*) Hahlmann, Kliii. Momitsheft. Augenheilk., 1890.
(^; En froltanl la pean dn front cliez les sujets qui présentent le phénomène du pouls ctpii^ iaire, on peut provo<iiier une tache vaso-motrice qui devient le siège de battements visibles e*' qui piMinetdf compter le pouls du malade. Ce phénomène s'expliquerait ainsi : le frottement d ^ la i)eau proiluirail une paralysie vaso-motrice faisant cesser le spasme du système artériel qu. •* certains auteurs croient constant dans la maladie de Corrigan. Ce spasme celant, le sang chass-^ ^ par l'inipulsiou rxajrérée du cœur se transmet avec les saccades qu'il présente au sortir du tcc^ tricule (Ku\ui.t. Thèse de Paris, 1885). — Hirtz. Soc. méd. hôp., 1889^ a signalé égalcmer^ r«'\isloncr du p'iéïKMuèue au niveau de la zone congestive entourant les plaques d'urticaire cb^^^ un malade atteint d'insuffisance aortique.
ALPATION DKS ARTÈRES. 307
mène signal4 par F. Mûller ( ' ) et designé par cet auteur sous le nom de pouls amygdalien. Comme le pouls capillaire, c'est un signe périphérique de Imsuflisance aortique, consistant en des battements exagérés des carotides internes, visibles au niveau des amygdales. Jusqu'ici on n'en a pas signalé l'existence dans d'autres affections.
On pourrait parfois observer des pulsations artérielles hépatiques visibles . Eichhorst('), Lebert les auraient rencontrées chez certains basedowiens en leur attribuant pour cause l'augmentation de la fluxion artérielle habituelle chez ces malades. Rosenbach aurait également constaté leur présence dans deux cas d'insuffisance aortique. Comme le fait d'ailleurs remarquer l'auteur, il est évident qu'il ne faut pas confondre ces battements artériels hépatiques avec les pulsations veineuses dont il sera fait mention plus loin. Cette confusion ne doit pas être facile à éviter; il s'agit dans les deux cas de phénomènes fort rares.
Certains auteurs admettent que le dicrotisme peut être accessible à la Tue et croient qu'il est possible, chez certains sujets amaigris, de voir battre la radiale deux à trois fois à chaque contraction ventriculaire.