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TROUBLES DE LA PAROLE DORIGFNE NASALE

le conséquence indirecte du trouble apporté dans les fonctions respires des fosses nasales : telles sont les dvslalies labiale, dentale, etc.

Dyslalie nasale ou rhinolalie. — Selon qu'elle résulte d une ération ou d'une insuffisance de la perméabilité nasale, elle constitue linolalie ouverte ou la rhinolalie fermée.

. Rhinolalie ouverte. — Lorsque, pour une raison ou pour une e, le rhino-pharynx et le nez restent perméables au courant d'air piration, pendant la prononciation des voyelles buccales (voy. fig. 76), ss-ci prennent un timbre nasal ; tous les sons sont nasonnés, a devient 0 se transforme en on, parole devient panronle; ces sons restent plus indistincts, puisqu'une partie de l'air expiré s'échappe par le nez. « fuite nasale force le malade à renouveler plus souvent sa provision r, c'est-à-dire à s'interrompre pour reprendre haleine dans le cours ia conversation.

â rhinolalie ouverte reconnaît pour cause, tantôt une lésion, tantôt un ible fonctionnel du voile du palais (division congénitale, paralysie.

!•• mode.

2* mode.

R. 76. — Émission pathologique Fig. 77. — Émission pathologique des Toyelles nasales, des voyelles buccales. (Rhinolalie fermée.)

(Rhinolalie ouverte.)

•foration, cicatrices, tumeurs, insuffisance vélo-palatine) (*), tantôt

e solution de continuité du plancher des fosses nasales (perforation de

voûte palatine).

B. Rhinolalie fermée. — Les conséquences de l'obstruction nasale

' la phonation varient selon que l'obstacle siège en arrière, dans le

iim et les parties profondes du nez, ou bien dans les parties antérieures

fosses nasales.

'• Dans le premier cas, le nez ne remplit plus ou ne remplit qu'impar-

'^ent son rôle de cavité de résonance (fig. 77, V mode).

^s sons trouvant la voie nasale fermée sortent par la bouche et ont

^- Lerxutbz, L'insuffisance véio-ivilatinc. Ann. des mal. de l'oreille, etc., mars 1892.

i3G SÉMIOLOGIE DU NEZ ET DU PHARYNX NASAL.

tous le timbre buccal : le malade né peut plus émettre les voyelles nasales Contrairement à ce qui se passait tout à Theure an devient a, on se chang o ; les consonnes nasales ou résonnantes se transforment en explosives c'est ainsi que m qui se prononce normalement les lèvres fermées s( change en b dont le mode d'articulation est voisin, mais se prononce les lèvres écartées ; de même n se change en d, maman devient baba, année devient addée, non est remplacé par do. La résonance des nasales étaitf diminuée ou supprimée, la voix est sourde, étouffée; elle manque d^écb et de timbre et mérite de tous points la dénomination de voix morte dooi s'est servi Meyer pour la caractériser. Ce trouble doit être distingué do nasillement avec lequel on le confond souvent, bien qu'il représente un phénomène inverse de ce dernier : dans ces cas, en effet, le malade loin de parler du nez, comme on le dit communément, ne parle en réalité qw de la bouche. Aussi cette variété de rhinolalie serait-elle mieux dénommée stomatolalie (Rangé).

Les adhérences du voile du palais à la paroi postérieure du pharynx, b tumeurs du naso-pharynx et surtout les végétations adénoïdes, les polypes fibro-muqueux, les queues de cornets hypertrophiées, sont les causes 1» plus communes de ce trouble de la parole.

6. Lorsque l'obstacle siège uniquement dans la partie antérieure des fosses nasales (atrésie congénitale ou acquise des narines, hématome eo bissac de la cloison, etc.), l'air expiré trouve un accès dans le rhino-phami et les parties postérieures des fosses nasales (fig. 77, 2*^ mode) qui rempli sent encore leurs fonctions de résonnateurs, mais d'une façon anomale: la résonance, se faisant en effet dans un espace clos, peut alors être accrue, en particulier pour les lettres m et n. C'est alors qu'il se produit un véritable nasillement. On peut vérifier ce fait sur soi-même en obturant ses narines pendant ([u'on parle : c'est le procédé qu'on emploie pour imiter la voix de polichinelle, laquelle est une voie essentiellement nasillarde.

A côté de ces modifications résultant d'un défaut ou d'un excès de résonance nasale, il en est un autre moins perceptible, mais qui est peut-être plus pénible pour le malade : tandis que, dans le langage normal, nous avons la faculté de laisser écouler un peu d'air par le nez entre les mots, la chose est impossible quand le nez est obstrué : il en résulte des arrêts des interruptions plus ou moins fréquentes au cours de la conversation, dus à la nécessité où se trouve le malade de laisser échapper de temps en lemp* par la bouche, comme par une soupape, l'air non employé à rémission de la parole. C'est un trouble analogue à celui que nous avons signalé dans U rhinolalie ouverte, mais qui relève d'un mécanisme absolument inverse-

C. Rhinolalies ouvertes et fermées combinées, — Les troubles phonatoires qui caractérisent la rhinolalie ouverte et la rhinolalie fermée peuvent se rt'îaliser simultanément chez le même malade. Il en résulte des troubles mixtes assez difficiles à analyser.

Celte association s'observe lorsque les cavités nasales étant plus om moins obstruées et les sons nasaux manquant par conséquent de réso-

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