ACCIDENTS RÉFLEXES D'ORIGINE LARYNGÉE
req>iratoîre8 inférieures peut présenter [des modifications analogues sous Tinfluence de lésions laryngées concomitantes.
L'intensité de la toux varie depuis les secousses les plus légères et les plus courtes jusqu'aux accès les plus violents et les plus prolongés. Elle est souvent quinteuse, spasmodique et s'accompagne volontiers d'accès de suffocation. Une sensation de chatouillement, que la malade localise plus ou moins nettement dans le larynx, la précède d'ordinaire et la détermine; cette sensation survient spontanément ou bien est provoquée par le passage de l'air inspiré, par la présence d'une mucosité, par un mouvement de déglutition.
Si les diverses régions du larynx peuvent, à l'état pathologique, devenir Torigine du réflexe de la toux, il est cependant plusieurs points dont l'irritation la provoque plus promptement et plus sûrement : ce sont la paroi postérieure, en particulier la région interaryténoïdienne, et la face inférieure des cordes (Nothnagcl).
Sémiologie. — La toux est un symptôme commun à un certain nombre d'aflections larj'ngées.
Dans la Im^ngite aiguë diffuse, la toux est provoquée par ime sensation de sécheresse ou d'endolorissement du larynx: elle est sèche, rauque> douloureuse ; chaque secousse renouvelle une sensation pénible de piqûre ou de brûlure au niveau du larynx. Elle ne dure guère plus de quelques jours, si le catarrhe ne gagne pas la trachée et les bronches.
La toux de la laryngite striduleuse (laryngite sous-glotlique aiguë des enfants) est sonore, rauque, aboyante, de basse tonalité; elle conserve son caractère éclatant pendant toute la durée de la maladie; constante au moment des crises de suffocation, elle est peu fréquente dans leur intervalle. Elle doit la persistance de sa sonorité à la localisation des lésionç qui respectent à peu près les cordes vocales pour ne frapper que la région sous-glottique dont la muqueuse rouge, tuméfiée, forme deux bourrelets fusiformes, symétriques, immobiles au-dessous des cordes.
Dans le croup, au contraire, la toux, qui peut être »^uque et sonore au début, ne tarde pas à devenir plus ou moins enrouée et à s'éteindre h mesure que l'exsudat envahit les cordes vocales : elle devient alors basse, étouffée et de moins en moins fréquente.
La .toux n'est pas un symptôme habituel des laryngites chroniques, spécifiques ou non, indépendantes de tout catarrhe concomitant de la trachée ou des bronches. On ne l'observe guère que dans : 1" la laryngite sèche, où les sécrétions concrétées et «adhérentes agissent à la façon de corps étrangers; 2® les lainfugites ulcéreuses (syphilitiques ou tuberculeuses) avec sécrétions puriformes : le malade ne tousse alors que pour expulser ces produits. Lorsqu'il existe une cause de toux dans les voies respiratoires inférieures, les lésions concomitantes du larynx ne font que modifier celle-ci; c'est ainsi qu'il ne faut pas considérer comme une toux laryngée, la toux éructante décrite par Trousseau et Belloc dans la
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phtisie laryngée : cette toux, qui doit son caractère à la fcnncturc incomplète (le la glotte sous TinHuence des pertes de substance causées par la ulcérations tuberculeuses du larynx, n'est qu'une toux d*origine pulmonaire, modifiée par les lésions du larynx.
La toux provoquée par lès corps étrangers du larynx est violente, quinteuse, spasmodique ; elle a pour type celle qui survient quand une parcelle alimentaire, liquide ou solide, pénètre accidentellement dans le larynx.
Les polypes provoquent assez souvent la toux chez Tenfant, mais cicq^ tionnellementchez Tadulte. Cette toux est d'ordinaire sèche et plus ou moins brisée; elle peut prendre le caractère croupal, lorsque les poly|>es sont volumineux et siègent au voisinage de la glotte. Dans quelques cas elle n'est plus réflexe, mais voulue : le malade s'eflbrce de tousser, comme s'il voulait se débarrasser d'un corps étranger.
La toux peut constituer, avec l'enrouement, le premier signe d'un cflfi cer du larynx. Cette toux rauque, déchirée, comme la voix elle-mêmo, diminue progressivement à mesure que le néoplasme se développe. Elle peut reparaître à la dernière période, lorsque le cancer est ulcéré etdonnc lieu à un écoulement sanieux que le malade rejette parfois avec quelcpicr^J | fragments de tumeur.
Dans quelques cas la toux n'est accompagnée d'aucune altération anaU> , mique : elle est l'effet d'une irritabilité réflexe exagérée de la rauqueu** du larynx : c'est la toux nerveuse laryngée. Celle-ci survient d'ordinaire par quintes : c'est une toux sèche, sans caractère spécial, provoquée p»» une sensation de picotement au larynx. Les accès surviennent tantôt saii^^ cause occasionnelle, tantôt à la suite d'une irritation locale déterminée par des poussières, de la fumée, etc. Ces accès se répètent plusieurs fois par jour, souvent à des heures fixes, le matin, le soir ou l'après-midi; îl^* cessent d'eux-mêmes après une durée extrêmement variable, les uns apr*^ quelques minutes, les autres après plusieurs heures. L'affection est opiniâtre et peut ^e prolonger des mois et des années; mais elle finit t(^*^ jours par disparaître spontanément et graduellement, parfois après u i^** série d'aggravations et d'améliorations successives. Elle ne s'obser"^'** guère que chez des sujets irritables, neurasthéniques ou anémique^*- elle a parfois pour point de départ un catarrhe larjTigien qui laisse^ ** sa suite un certain degré d'hyperesthésie de la muqueuse laryngée.