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Paralysie des muscles de la région scapulaire

Les paraljrsies périphériques qui atteignent ces muscles isolément ne se rencontrent qu'exceptionnellement, hormis la paralysie du

I«6S formes particul. de paralysie përlphërlq. — Parai, scapulaire. 87

grand dentelé qui est importante au point de vue pratique. Cette région musculaire présente plus souvent des désordres fonctionnels qui font alors partie du tableau morbide de certains états paralytiques complexes, surtout de Tatrophie musculaire progressive. Il n'en est pas moins vrai que le diagnostic de ces paralysies considérées à part offre souvent d'assez grandes difficultés.

Paralysie du sterno-cléldo-mastoïdien (Nerf accessoire ou spinal). Par suite de la contracture antagonistique du sterno-cléidomastoïdien du côté opposé, le menton est légèrement soulevé et tourné vers le côté malade. Le mouvement s'opère difficilement dans l'autre sens. Dans la paralysie double de ce muscle, le menton étant redressé, la tête ne se retourne qu'à grand'peine et incomplètement.

Paralysie du trapèze (Nerf accessoire.) Le moignon de l'épaule bascule en bas et en avant de manière à approfondir le creux susclaviculaire. Le bord spinal du scapulum n'est plus parallèle à la colonne vertébrale, comme dans l'état normal, mais se dirige obliquement de bas ep haut et de dedans en dehors. L'élévation volontaire de l'épaule (haussement d'épaule) est limité et n'est plus possible qu'à l'aide de l'angulaire de l'omoplate, de même l'action de ramener les scapulums en arrière (leur rapprochement de la colonne vertébrale) est entravée et ne peut plus s'effectuer que par les rhombordaux. Le soulèvement du bras au-dessus de l'horizontale est empêché à cause du défaut de fixation de Tomoplate.

Paralysie du grand et du petit pectoral (Nerfs thoraciques antérieurs). Le mouvement d'adduction du bras est plus difficile ou supprimé. La main ne peut plus être portée sur Tépaule du côté sain.

Paralysie des rhomboïdaux et de l'élévateur angulaire de Pomoplate (Nerf scapulaire dorsal). Elle ne peut être reconnue avec certitude que si le trapèze est simultanément atteint. En ce cas il est devenu complètement impossible de rapprocher Tomoplate de l'épine du dos (rhomboïdaux) ou de la porter vers le haut (élévateur angulaire de l'omoplate).

Paralysie du grand dorsal (Nerfs sous-scapulaires). Pas de difformités à l'état de repos. Le bras ne peut pas être fortement porté dans l'adduction, la main ne saurait se placer sur le dos.

Paralysie des muscles rotateurs en dedans et en dehors de l'humérus. La paralysie des muscles rotateurs en dedans {grand rond, souS'Scafiu/aire, innervés par les nerfs sous-scapulaires) empêche l'humérus placé dans la rotation en dehors d'être ramené dans sa situation normale. En outre toutes les manœuvres que le bras paralysé veut exécuter du côté opposé du corps, sont considérablement entravées. Dans la paralysie des rotateurs en dehors {sous-épineux.

gg Maladies des nerfa

animé par le nerf sus-scapulaire et \c petit rond qui est fourni par l'axtllaire) la rotation du bras en dehors est supprimée. Cette paralysie occasionne des troubles très remarquables dans l'action d'écrire, de coudre (étîrement de l'aiguille).

Paralysie du grand dentelé (paralysie du nerf thoraclque long). Cette paralysie est assez fréquente et conséqiiemment importante en pratique. Elle provient le plus souvent de lésions trauntatiques qui ont atteint le nerf. Elle se rencontre donc de préférence

Pig^. 30. Poralysîv du grand ilenlclé droil (d'aprËi une photographie de Ducheni»).

chez les portefaix, les soldats, etc En seconde ligne viennent les paralysies du grand dentelé dues aux refroidissements (rhumatismales), puis celles qui se déclarent à la suite de maladies infectieuses (typhus abdominal) ou comme partie intégrante de l'atrophie musculaire progressive, surtout de la forme juvénile.

Quand le bras est pendant à l'état de repos, l'omoplate du côté malade se détache du thorax par l'action des antagonistes (rhomboidaux, angulaire, trapèze), l'angle inférieur du scapulum se rap-

Les formes particuL de paralysie périphérique. — Muscles du dos. 89

proche l^èrement de la colonne vertébrale et son bord spinal prend par conséquent une direction oblique en haut et en dehors. Si le malade veut élever le bras, il atteint à peine la direction horizontale et on n'aperçoit pas alors sur la paroi latérale du thorax le soulèvement des digitations du grand dentelé. Mais dès qu'on fixe solidement le scapulum et qu'on le fait glisser passivement en avant de manière à remplacer l'action manquante du grand dentelé, l'élévation verticale du bras est aussitôt réalisable. Si le malade écarte le bras du tronc jusqu'à la ligne horizontale, le scapulum se rapproche de la ligne médiane par son angle inférieur ; si le bras est porté en avant il se produit un écarte?9tent itks c^r2LCténst\ç\\it en forme d* aile du bord spinal de l'omoplate à tel point qu'on peut enfoncer la main entre le thorax et la surface antérieure de l'os. (v. fig. 20). En outre l'adduction de l'humérus est gênée et on a de la peine à placer la main sur l'autre épaule. La sensibilité est d'ordinaire conservée à la peau de la poitrine.

La marche de la paralysie du grand dentelé est le plus souvent de longue durée. La guérison n'a lieu qu'après plusieurs mois. Beaucoup de cas sont incurables. Le traitement consiste surtout dans l'usage de l'électricité appliquée aux nerfs et aux muscles paralysés.

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