DE LA NEUVIÈME ÉDITION
Cette neuvième édition de ma Pathologie n'est pas une simple réimpression de la précédente, elle s'en distingue en effet par des additions importantes et par des corrections nombreuses. Lorsqu'on ne se complaît point, comme quelques-uns le font, dans une philosophie nuageuse ou dans un culte idolâtre du passé, on trouve que la science progresse sans cesse, et que la vigoureuse impulsion que lui imprimèrent nos aînés dans la carrière dès le commencement de ce siècle se continue toujours. Le devoir de celui qui écrit un livre comme le mien est de travailler sans cesse, d'examiner toutes les idées nouvelles, pour les contrôler par l'observation, pour les juger sans parti pris et avec une complète indépendance. Je crois n'avoir jamais failli à cette obligation. Le public médical a d'ailleurs récompensé mes effbrts, en honorant depuis vingt et un ans cet ouvrage d'une faveur vraiment excep* tionnelle. Je lui en exprime ici toute ma gratitude.
'M DOTembre 1864.