DES HYDHOPISIES EN GÉNÉRAL
ou que les liquides, ayant moins de densité, sont moins facilement retenus par les vaisseaux {flux passifs).
Le traitement des nombreuses affections qui appartiennent à cette classe varie beaucoup. 11 y a des moyens directs : tels sont Tévacuation artificielle pour les collections ; le tamponnement, la compression pour les flux ; la médication topique pour les deux. Les moyens indirects les plus puissants dans les flux actifs sont les médications antiphlogistique et sédative ; dans les flux passifs, ce sont les toniques et les astringents. Dans les deux cas, on emploie très-souvent une médication perturbatrice : ainsi on produit des révulsions sur diverses parties du coçps, et l'on excite les principales sécrétions naturelles. Enfin, la marche continue ou intermittente et la nature essentielle ou symptomatique de la maladie seront encore la source de quelques indications sur lesquelles il est inutile d'insister ici.
Ck)mme Chomel le faisait autrefois dans ses cours de pathologie, nous diviserons les sécrétions morbides d'après la nature du fluide exhalé ; nous allons donc étudier séparément : 1® les sécrétions séreuses ; 2* les sécrétions muqueuses; 3® les sécrétions de liquides propres à quelques organes, comme l'urine, le sperme, le lait, etc. ; 4<» enfin, les pneumatoses, ou la sécrétion des fluides élastiques. Dans la première édition, nous y avions joint les hémorrhagies ; mais il n'y a que celles qui se font par exhalation qui pourraient entrer dans cette classe. Pour ne pas scinder ce sujet, il nous a semblé plus convenable de faire des hémorrhagies une classe à part, que nous avons étudiée déjà, et qui forme une transition naturelle aux maladies dont nous allons commencer la description.