‹ Traité de pathologie interneChapitre 18 sur 152 · DE LA SCARLATINE. I · texte numérisé non relu

DE LA SCARLATINE. I

snrtoat chez les enftints, beaucoup d'anxiété et d'oppression, on se bâtera d'administrer on Tomitif) et préférablement l'ipéca. Si la broncbite devient capillaire, on insistera sur les Yomitifs ipéca ou émétique, ainsi que sur les révulsifs cutanés (voyex cette maladie). Contre les pneumonies qui surviennent si souvent, il est diflBdle de beaucoup insister sur les émisions sanguines; le tartre stibié à baute dose est généralement plus avantageux. On se conduira, d'ailleurs, d'après les régies que nous établirons plus tard pour le traitement des pneumonies secondaires. Les symptômes cérébraux, beaucoup moins communs que ceux dont nous venons de parler, céderont souvent à l'application de quelques sangsues derrière les oreilles, et aux révulsifs portés sur les extrémités ; mais il fitut prendre garde pourtant de trop insister sur le premier de ces moyens. Comme dans la variole, l'opium fera Justice de ces délires très- agités, mais qui ne se lient point à une pblegmasie intracrânienne. Enfin, s'il survient des hémorrbagies, et si, comme la chose est le plus habituelle, elles ont le caractère passif, on les combattra par les acides nmiéraux, ainsi que par les toniques, indépendamment des moyens locaux appropriés à chaque espèce d'bémorrbagie : c'est ainsi que les épistaxis nécessitent parfois le tamponnement des fosses nasales. (Pour les maladies consécutives, voyez les chapitres consacrés à chacune d'elles.)

Prophylaxie. — Lorsqu'une rougeole maligne éclate dans une famille ou dans un pensionnat, il fout se hâter de séquestrer les individus malades. Si Tépidémie est bénigne, peut-être convient^il de laisser les enfants communiquer librement entre eux, afin de les mettre à l'abri, pour l'avenir, d'une contagion plus grave. C'est dans ce but que quelques auteurs ont conseillé, dans les cas favorables, Hnoculfttîon de la maladie. Nous serions assez de cet avis; aussi voudrions-nouat que les médecins qui ont la direction des établissements où sont réunis beaucou|^ â'enfiints se livrassent à ce sujet ^ quelque^, expériences qui, dans aucun cas, ne peuveirt avoir rieo deftcheux; voi}à poursquoi nous n'hésitons pas à les conseiller. Quant aux moyens prophylactiques vantés surtout en Allemagne, il n'y en a aucun qui mérite confiance.

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