‹ Traité de pathologie interneChapitre 26 sur 152 · REMARQUES SUR LES FIÈVRES INTERMITTENTES SYMPTOMATIQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES SUR LES FIÈVRES INTERMITTENTES SYMPTOMATIQUES

«t les divers phénomènes que nous avons réunis sous le titre commun de fièvres anomales, nous croyons pourtant qu'il existe entre elles, non-seulement de l'analogie, mais encore une complète identité. En effet, les fièvres anomales régnent dans les mêmes saisons et dans les mômes lieux que les fièvres intermittentes régulières; elles n'existent Jamais simultanément avec celles-ci chez le même individu, mais elles succèdent parfois les unes aux autres. Ces affections ont la même maidie; elles ont des accès bien caractérisés, séparés par des intermittences égales et revenant à des intervalles réguliers, et lorsqu'elles se prolongent pendant un eortain temps, elles donnent lieu parfois aux mêmes accidents secondaires que les fièvres régulières ; elles récidivent aussi facilement que celles-ci. On peut voir une fièvre intermittente régulière devenir anomale, et réciproquement : C. Medicus •en rapporte pluaeurs exemples. Enfin, comme dernière preuve d'identité, disons •que le quinquina est aussi efficace contre les unes que contre les autres.

Toutes ces Circonstances nous paraissent, comme à Chomel, plus que suffisantes pour Justifier la réunion ou tout au moins le rapprochement des fièvres intermittentes régulières avec les affections décrites sous le nom de fièvres intermittentes 4inoniales. Cest d'ailleurs ce qui avait été établi depuis longtemps par les praticiens les plos éminents, tels que Morton, Sydenham, Van Swieten, Senac, Rosen, Huxham, de Haen, Lautter et C. Medicus, qui a écrit sur ces affections un traité généralement estimé, riche de faits, mais dénué de toute critique.

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