‹ Traité de pathologie interneChapitre 31 sur 152 · DE LK FIÈVRE* HECTIQUE · texte numérisé non relu

DE LK FIÈVRE* HECTIQUE

capable de rendre compte des symptômes observés pendant la vie (1). Boisseau die un cas analogue (2).

Ces faits, devenus de plus en plus rares, sont aujourd'hui tout à fait inconniis, grâce à une observation plus complète, plus sévère ; aussi aurais-je pu peut-être, sans laisser de lacune, rayer la fièvre hectique de la classe des pyrexies pour ea faire ce qu'elle est probablement toujours, un état purement symptomatique d'ane lésion des solides.

Traitement. — Le traitement est variable. On ne peut rien opposer à la fièvre elle-même ; mais tous les moyens dont l'art dispose seront dirigés contre les affections dont la fièvre hectique est le symptôme, ainsi que contre certains accidents prédominants. L'art est presque toujours impuissant contre la tuberculisation viscérale assez avancée pour allumer la fièvre hectique, mais il intervient utilement dans un grand nombre de suppurations ou d'affections des os.

Parmi les symptômes qu'il faut combattre, nous citerons la fièvre elle-même, quand elle a des accès réguliers, les sueurs, la diarrhée. Aux accès fébriles on opposera le sulfate de quinine ; mais il faut savoir qu'ils en sont trè»-raremeiil modifiés, et si parfois ils cessent, ce n'est que pour un temps fort court. Contre les sueurs, on a surtout vanté l'acétate de plomb, l'agaric blanc, le tannin, le quinquina, moyens rarement etficaces ; à la diarrhée, on oppose les mucilagineux, les opiacés par la bouche et en lavements, le bismuth, les astringents. Les malades seront alimentés autant que possible ; s'il en est besoin, l'énergie de l'estomac sera excitée par la série de moyens que nous énumérerons tome 11, à l'article Dyspepsie.

(1) Nouveau Journal de médecine^ i. lil, p. 387. (î) Pyrétoiogie physiologique, p. 698, 2« édition.

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