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CHAPITRE XI Parasites «lu rein

Parmi les parasites, les ééhmocoques se rencontrent le plus fréquemment dans le rein; cependant ils y sont plus rares que dans le foie. La cause première de la présence des échinocoques dans le rein, c'est l'arrivée d'embryons du taenia échinococcus dans le canal intestinal (voy. vol. I). Nous ignorons ce qui peut déterminer la jeune couvée, lorsqu'elle quitte l'intestin pour se rendre dans les organes du corps, à se diriger dans de ■certains cas vers le rein. Les poches d'échinocoques qui atteignent quelquefois le volume du poing ou d'une tête d'enfant, se comportent absolument comme les poches d'échinocoques dans le foie et la rate. Elles sont entourées d'une capsule libreuse appartenant au rein. Elles peuvent s'atrophier ou se rompre et vider leur contenu dans différentes directions; elles peinent également donner heu à L'inflammation et à la suppuration des tissus avoisinants, et l'abcès rénal ainsi formé peut s'ouvrir dans la cavité abdominale, dans l'intestin, dans les calices et les bassinets.

Pendant le développement des échinocoques du rein, il peut y avoir absence de tout symptôme. Cependant dans quelques cas les malades se plaignent d'une douleur sourde dans la région rénale, sans qu'on soit en état de rapporter ce symptôme vague à sa véritable origine. On peut établir un diagnostic de probabilité, lorsqu'on sent à la palpation de la région rénale une tumeur irrégurière, bosselée et qu'on peut exclure le cancer, la tuberculose, et l'hydro-néphrose dont nous parlerons plus tard. Le diagnostic ne peut être établi d'une manière positive que lorsque des vessies d' échinocoques oiî des fragments de ces vessies sont évacués avec l'urine : il n'est pas facile de méconnaître les parois hyalines des vessies-filles qui, vues au microscope, consistent manifestement en couches concentriques. En passant par les uretères elles peuvent donner lieu aux symptômes de la colique néphrétique, et leur expulsion de la vessie peut être accompagnée, surtout chez les hommes, de vives douleurs.

Il est beaucoup plus rare de rencontrer dans le rein le cysticercus cellulosœ et le strongijlus gigas (strongle géant). Ce dernier a quelque ressemblance avec le lombric, il est long de 0,16 centimètres à 1 mètre et épais de plusieurs millimètres, il a une forme cylindrique et sa couleur est, à l'état frais, d'un rouge de sang. Il est caractérisé par sa tête obtuse et pourvue de six papilles qui entourent une petite bouche. A l'extrémité caudale, le mâle porte un godet infundibuliforme, d'où l'on voit sortir distinctement le pénis. Les symptômes, provoqués par ce parasite et même la manière dont il est logé dans le rein, ne sont pas connus.

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