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IV. — INFLAMMATIONS DE LA PEAU

Dans cette section, nous décrirons tous les troubles nutritifs de la peau donnant lieu à un exsudât qui se dépose dans le tissu du derme ou sur sa surface libre. Nous croyons, du reste, qu'on peut se demander si toutes ces formes morbides sont à compter rigoureusement parmi les inflammations, attendu qu'un exsudât interstitiel ne constitue pour nous ni le desideratum indispensable ni le critérium certain d'un travail inflammatoire ; toutefois, nous nous dispenserons de soumettre cette question à un plus long examen, et nous comprendrons dans ce qui suit, à l'exemple de Simon, sous le nom de dermatite, un processus exsudatif dans l'épaisseur de la peau.

Si l'exsudat infiltre le tissu du derme dans une étendue plus ou moins grande, il en résulte des inflammations dites érythémateuses et érysipélateuses ; si l'infiltration reste au contraire limitée à de petits endroits circonscrits du corps papillaire, il en résulte des exanthèmes papuleux. Si l'infiltration est aussi superficielle que dans le dernier cas, mais un peu plu étendue, elle donne lieu à cette forme de la dermatite qui se caractérise par la production de plaques. — Dans les inflammations érysipélateuses de la peau, il n'est pas rare que, par un exsudât simultanément déposé sur la surface libre-du derme, 1'épiderme soit soulevé en bulles plus ou moins volumineuses. En outre, un exsudât déposé à la surface du derme et soulevant 1'épiderme en bulles, se rencontre encore dans d'autres inflammations de la peau, tant aiguës que chroniques, et auxquelles ne correspond nullement une infiltration notable du derme. Ces sortes d'inflammations superficielles se distinguant, de même que les catarrhes, principalement par des exsudais à la surface libre des tissus, qui sont eux-mêmes peu modifiés dans leur texture, constituent les exanthèmes vésiculaircs, et, dans le cas où l'exsu-

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dation d'un liquide à la surface libre coïncide avec une production abondantes de jeunes cellules, les exanthèmes pustuleux. Enfin, il y a des formesd'inflammations cutanées où l'infiltration du derme se complique d'une augmentation pathologique de l'épidémie et qui constituent ce qu'on appelle les dartres squameuses.

A ces différences, qui se fondent principalement sur l'intensité de l'inflammation et sur le siège de l'exsudat, il faut en ajouter d'autres qui portent sur les particularités de l'extension, sur la marche aiguë ou chronique, sur les causes de l'affection, et qui nous forcent de décrire dans des chapitres distincts un nombre assez considérable de formes d'inflammations cutanées, si nous voulons éviter de réunir ce qui est naturellement séparé.

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