‹ Traité de pathologie interne et de thérapeutiqueChapitre 203 sur 247 · CHAPITRE III Roséole rébrile. — Kubeola · texte numérisé non relu

CHAPITRE III Roséole rébrile. — Kubeola

Cannstatt donne là définition suivante, fort judicieuse, à mon avis, de la roséole : C'est un exanthème à taches rouges dont on ne sait, en comparant les phénomènes généraux, et les symptômes qui se montrent du côté des muqueuses, s'il faut le faire rentrer dans la scarlatine, dans la rougeole, dans l'urticaire ou dans l'érythème, attendu qu'il offre de la ressemblance sous plusieurs rapports avec l'une ou l'autre de ces maladies et qu'il s'en écarte sous d'autres. La roséole épidémique, d'origine infectieuse, la seule dont nous ayons à nous occuper ici, représente des formes de la scarlatine ou de là rougeole, modifiées par des causes inconnues. Par roséole scarlatineuse, on entend une fièvre scarlatine, dont l'exanthème offre de la ressemblance avec celui de la rougeole, tandis que la fièvre intense, l'affection de la gorge et l'hydropisie qui survient parfois, correspondent à la scarlatine. Par roséole morbilleuse, on entend une forme de la rougeole dans laquelle l'exanthème est confluent et fort analogue à l'exanthème de la scarlatine, tandis que l'atteinte de la muqueuse respiratoire et l'immunité de la muqueuse de l'arrière-bouche ne laissent pas subsister de doute sur la nature morbilleuse de la maladie.

Page 1