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CHAPITRE III

néoplasmes compliqués et tumeurs solides dans les ovaires.

La formation nouvelle et excessive de cellules de tissu conjonctif dans l'ovaire, lorsqu'elle accompagne le développement des kystes, donne lieu au cystosarcome. Il constitue des tumeurs qui atteignent rarement le volume de celles que nous avons décrites dans le chapitre précédent.

Il est rare qu'il se développe dans les ovaires des fibroïdes simples, non compliqués d'une formation de kystes. Cependant on les a vus atteindre un Tolurne très-considérable. J'ai en traitement depuis une série d'années une malade, âgée de cinquante-sept ans, atteinte d'un fibroïde, de la grosseur d'une tête d'enfant, très-dur et composé de plusieurs masses, siégeant dans l'ovaire droit, qu'on peut déplacer très-loin à droite et à gauche et tourner autour de son axe sans difficulté.

Les carcinomes de l'ovaire, quoique rares, se rencontrent cependant un peu plus fréquemment que les tumeurs précédentes. Parmi les différentes formes de carcinomes, celle qu'on observe presque exclusivement, c'est l'encéphaloïde; le squirrhe et le cancer alvéolaire sont très-rares. Lorsque le carcinome de l'ovaire se complique de la formation de kystes, il peut donner lieu à des tumeurs considérables. Presque toujours ce néoplasme se propage sur des parties étendues du péritoine.

Une résistance remarquablement grande de la tumeur, une forme Irès- Imsselée, une marche différente de la marche ordinaire des kystes de l'ovaire permettent quelquefois de reconnaître avec plus ou moins de sûreté, qu'on

n'a pas affaire à une simple tumeur cystique de l'ovaire. Dans la plupart des cas, le diagnostic reste obscur. Lorsqu'une ascite vient s'ajouter à une tumeur bosselée de l'ovaire, il est très-probable qu'il s'agit d'une dégénérescence carcinomateuse, à moins que l'ascite ne puisse être expliquée par d'autres causes. Dans un cas d' ascite considérable, j'ai pu diagnostiquer un carcinome du péritoine partant de l'ovaire, avant qu'on ait pu constater une tumeur bosselée de l'ovaire qui devint évidente après la ponction ; mon opinion était basée dans ce cas sur la possibilité d'exclure d'autres causes de l'ascite, sur les indications de la malade qui me disait que le gonflement du ventre avait été précédé de douleurs dans la région inférieure droite de l'abdomen et dans la cuisse droite, ainsi que d'une dilatation variqueuse des veines de cette même extrémité.

Quant au traitement des tumeurs ovariques que nous venons de décrire dans ce chapitre, nous pouvons renvoyer à ce que nous avons dit du traitement des kystes de l'ovaire, à cette différence près, que l'espoir de succès est encore plus faible dans ces cas que dans les premiers.

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