HTPEREMIE PARTIELLE ET OEDEME PARTIEL DU CERVEAU
des convulsions, des contractures ou des paralysies qui n'intéressent qu'une moitié du corps, une seule extrémité ou un seul groupe musculaire ; enfin -des troubles partiels dans le domaine des fonctions psychiques.
Le degré et l'extension de l'hypérémie cérébrale partielle changent selon la quantité de sang plus ou moins considérable qui se trouve renfermée dans l'intérieur du crâne, et selon les phases de développement et les périodes où sont arrivés les foyers pathologiques que l'hypérémie entoure. Ceci ■explique pourquoi les symptômes de foyer dépendant d'hypérémies partielles deviennent plus saillants à telle époque qu'à telle autre, et disparaissent même quelquefois pour revenir à d'autres moments. — Comme dans toute affection de texture un peu importante du cerveau l'endroit malade est nécessairement mis hors d'état de fonctionner, soit qu'il y existe un néoplasme, soit que les fibres nerveuses et les cellules ganglionnaires se trouvent broyées par un épanchement sanguin ou réduites en détritus, nous ne pouvons considérer comme symptômes immédiats de graves maladies de foyers que les anesthésies partielles, les paralysies partielles et l'abolition isolée de telle ou telle fonction psychique. Si dans le cours d'une apoplexie, d'un abcès, d'une tumeur du cerveau, des phénomènes d'irritation partielle se montrent en même temps que ces phénomènes de paralysie partielle, il est impossible que les premiers dépendent de ces maladies elles-mêmes, mais bien de l'anomalie de la circulation qui existe dans les parties circon- \oisines.
De même, tous les phénomènes passagers de paralysie qu'on observe dans le cours d'un travail de destruction locale, dépendent non du processus des trucleur, mais, pour la plus grande partie, des troubles de la circulation qui se produisent aux environs de la partie malade L Le fait, difficile à expliquer autrement, que des apoplexies, des tumeurs, des abcès et d'autres affections dans lesquelles il est inadmissible que les parties malades reviennent à leur ■état normal, ou se rétablissent seulement d'une manière partielle, le fait, dis-je, que ces affections sont accompagnées de paralysies qui s'améliorent et finissent quelquefois par disparaître entièrement, n'a plus rien d'étrange si l'on songe que les phénomènes de paralysie peuvent aussi dépendre d'un œdème collatéral aux envfrons de ces foyers pathologiques, et que l'extensiou de cet œdème est sujette à bien des variations.
Enfin, il faudrait que les affections les plus variées du cerveau, en admettant qu'elles eussent le même siège et la même étendue, provoquassent des symptômes absolument identiques si le trouble de la circulation, aux environs de ces affections, n'était pas lui-même très-varié. Or les troubles circu
1 En décrivant les foyers de maladies qui ont pour effet de diminuer l'espace intracrânion, nous ferons voir que des phénomènes de paralysie passagère peuvent se procure encore autrement.
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latoires autour d'une tumeur sont autres qu'autour d'un abcès, et à leur tour ceux-ci diffèrent des troubles qui existent autour d'une partie broyéepar un extravasat sanguin. C'est là ce qui explique en partie les différence entre les symptômes des diverses affections du cerveau quand ces affections ont le même siège et la même étendue.
Le traitement de I'hypérémie partielle doit être institué suivant les principes admis pour le traitement de I'hypérémie diffuse du cerveau. Si l'on diminue l'afflux du sang au cerveau ou qu'on en favorise l'écoulement, on modère du même coup la fluxion ou la stase locale.